13 avril 2008
Au lendemain de la libération de l'équipage du Ponant, François Fillon a demandé la création d'une force internationale pour veiller à la sécurité du trafic maritime.
Après l ' épisode épique de la libération des 30 membres d ' équipage du Ponant et l ' arrestation de six des pirates somaliens qui les retenaient depuis une semaine, la France entend porter le dossier de la piraterie maritime devant les Nations unies.
« Nous ne pouvons pas nous résoudre à revenir à des temps anciens où le droit international ne s'appliquait pas sur une partie des océans », a insisté François Fillon, en visite au Japon, hier.
Le Premier ministre a confirmé que la France allait demander la création d'une force internationale sous mandat des Nations unies pour veiller à la sécurité du trafic maritime dans cette région du monde.
Vendredi, les 30 membres d'équipage, dont 22 Français, qui se trouvaient à bord du voilier Le Ponant ont été libérés après le versement d'une rançon par l'armateur. Six pirates somaliens ont été capturés par l'armée française, qui a récupéré au passage une partie de l'argent versé.
« Je crois que c'est une des toutes premières fois qu'une opération militaire est engagée dans cette région contre des actes de piraterie », a souligné hier le chef du gouvernement français.
De retour demain soir
au plus tôt
Vingt-huit au moins des trente membres d ' équipage du Ponant sont attendus à Paris , demain soir. Toujours à bord de la Jeanne d ' Arc qui remonte vers le nord, ils seront transférés dès que possible sur la base militaire française de Djibouti par hélicoptère avant de regagner Paris à bord d ' un Airbus gouvernemental. Deux Français ont repris la mer à bord du Ponant avec des marins de la Marine nationale et un nouveau capitaine, sous bonne escorte.
Quant aux six pirates arrêtés en territoire somalien par les forces spéciales françaises, qui sont également en cours de transfert vers Djibouti, ils doivent toujours être remis à la justice française.
