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IUT. Une rencontre « constructive » au ministère

11 décembre 2008

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La loi sur l'autonomie des universités inquiète les IUT qui craignent pour leur pérennité. Le président de l'Assemblée des directeurs, Jean-François Mazoin, estime que la rencontre au ministère mardi a permis de progresser vers une solution. Cette réunion a-t-elle permis de faire avancer les choses ? Je pense que oui. Elle s'est déroulée dans un climat de construction avec la volonté du directeur général de l'enseignement supérieur d'aboutir à des conclusions qui permettent de garantir le bon fonctionnement des IUT. Quelles garanties ? Il s'agit d'abord de rappeler à toutes les universités que le statut des IUT existe et qu'elles doivent le respecter. La deuxième garantie porte sur les moyens : il faut une lisibilité nationale de ces moyens et que l'Etat puisse avoir un rôle de régulation. On demande que le ministère puisse intervenir si les universités ne respectent pas les conditions d'un bon fonctionnement des IUT. Il faut un cadre national du contrat et une discussion locale qui permette à l'IUT de réaliser des formations nationales et de s'insérer dans la politique de l'université. La mise en place d'un contrat d'objectifs et de moyens va dans ce sens. Vous avez parlé de « disparition programmée » des IUT. Etait-ce vraiment le cas ? Disparition programmée ne voulait pas dire disparition volontaire. C'était au sens des dérives constatées. Il y avait danger pour les IUT car le concept d'autonomie et le concept de réseau national sont des concepts qui peuvent entrer en opposition. Vos inquiétudes sont-elles aujourd'hui levées ? Si ce que nous avons acté hier soir (mardi soir) est traduit dans les faits, nous avons un champ de travail avec les universités qui nous permettra de trouver des solutions. Nous avons à inventer l'université de demain. Il aurait été dommage que les IUT ne soient pas partie prenante. Je voudrais dire aussi que, contrairement aux propos de Valérie Pécresse dans vos colonnes, les directeurs d'IUT n'ont pas peur du changement. J'en veux pour preuve les propositions que nous avons faites dès le mois de juillet pour accompagner le changement.

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