24 juillet 2008
Quatre universités sur dix soumettraient leurs étudiants à des frais d'inscription supplémentaires : c'est la conclusion d'un rapport de l'Unef qui menace de saisir la Justice.
Si les frais d'inscription légaux sont fixés par le ministère et s'échelonnent de 169 à 342 euros selon les niveaux, 35 des 80 universités françaises n'hésiteraient pas à ajouter des frais allant de neuf euros à... 16.000 euros.
En tête de ce classement, l'université Aix-Marseille III, avec 16.000 euros de frais d'inscription en sus. Hier, la direction a fait savoir que lors d'un conseil d'administration du 20 juin dernier, « il avait été décidé de supprimer tous les frais pour prestations complémentaires ».
Trois universités bretonnes
« Les informations sur lesquelles nous nous sommes basées sont celles données aux étudiants d'Aix-Marseille III, jusqu'à mardi soir, notre intervention a permis de les faire réagir », s'est félicité Jean-Baptiste Prévost, président de l'Unef. Parmi les 35 universités figurent trois bretonnes en queue de peloton : Rennes 1, Brest et Nantes.
« Les frais d'inscription sont fixés par le ministère et la loi sera appliquée », a indiqué Valérie Pécresse, la ministre de l'Enseignement supérieur. Elle a donné « instruction aux recteurs de saisir le tribunal administratif », en cas d'illégalité.