3 juin 2008
Des heurts ont opposé hier matin les forces de
l'ordre à des lycéens en marge d'une visite de François Fillon au
lycée Paul-Bert, dans le XIV e arrondissement de Paris. La visite de François Fillon dans un lycée parisien, hier, a été émaillée d ' incidents avec des manifestants , qui ont notamment dénoncé l es conséquences des réformes en cours dans l ' éducation.
Trois jeunes interpellés
Pierre Castagnou, maire PS du XIV e arrondissement de Paris, a décrit comme une « provocation du gouvernement » la venue au lycée Paul-Bert du Premier ministre, accompagné du ministre de l ' Education , Xavier Darcos , et de la g arde des S ceaux , Rachida Dati. « Provocation » , c ' était aussi le terme scandé par quelque 150 lycéens et parents d ' élèves FCPE , qui avaient fait le déplacement pour l ' occasion, et ont été tenus à distance de façon musclée par quelques dizaines de gendarmes mobiles et CRS.
Un gendarme a été sérieusement blessé à la main, selon une source policière . Côté manifestants, trois jeunes ont été interpellés sans ménagement après avoir tenté de franchir le barrage. L ' un d ' eux a été traîné au sol, un autre a été brutalement plaqué contre la grille d ' une fenêtre au rez-de-chaussée du lycée. Il aurait nécessité des soins par les pompiers, a affirmé l ' Union nationale lycéenne (UNL) . Les trois lycéens ont été libérés dans l ' après-midi et leurs dossiers transmis au parquet de Paris.
Action contre la drogue
C ' est la première fois qu ' une véritable manifestation se produit lors d ' un déplacement de François Fillon . Le Premier ministre, venu participer à une table ronde sur la consommation de drogue en milieu lycéen, a souligné à l ' issue de celle-ci qu ' elle s ' était tenue « dans les conditions du dialogue » . « La police est là pour faire régner l ' ordre, les manifestations ne sont pas une façon de régler les sujets », a-t-il ajouté. Il a présenté cette visite comme « le point de départ d'une action de communication de grande ampleur que le gouvernement veut lancer contre la drogue ». Alors que les lycéens présents ont demandé au gouvernement d'éviter le discours moralisateur, la ministre de la Justice leur a répondu : « C'est interdit, parce que c'est dangereux. Il ne s'agit pas de morale, il s'agit de sauver des vies. »
Lorient ville. Dupuy-de-Lôme. Deux nouvelles prépas au lycée