26 janvier 2008
Les syndicats de l'Éducation ont très mal réagi , hier, aux déclarations de leur ministre de tutelle , Xavier Darcos . Ils ont deux mois pour trouver un accord afin que les personnels se déclare nt grévistes 48 heures avant un conflit .
Les fédérations syndicales de l ' Education n'acceptent pas l'ultimatum envoyé par Xavier Darcos. Le ministre de l'Education, qui se félicitait j eudi soir du « bilan excellent » du service d ' accueil des élèves durant la grève des fonctionnaires dans quelque 2.000 communes , a sommé les syndicats de trouver « un accord pour que nous puissions , en effet , avoir un préavis de grève de 48 heures », et ce dans les deux mois.
Une loi
s'il n'y a pas d'accord
Il a ajouté : « S i nous n ' arrivons pas à cet accord, ce que je ne crois pas parce qu ' il n ' y a pas ( ... ) d ' argument en faveur de ne pas se déclarer gréviste ( ... ), nous passerons par la loi parce qu ' il faut que les familles soient prévenues ».
« C ' est une remise en cause du droit de grève qui dépasse les seuls enseignants, car si on continue comme ça, on peut viser tous les personnels ! », a réagi le secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire (FSU) , Gérard Aschieri.
« Au soir d ' une journée de grève particulièrement suivie dans l ' Education, ce n ' est pas aider au rétablissement du dialogue social », a-t-il ajouté.
« Démagogique »
Le secrétaire général de l ' UNSA-Education Patrick Gonthier réagit à son tour et ne comprend pas : « C ' est démagogique. Les préavis existent aujourd ' hui : ils sont de cinq jours et sont censés permettre d ' ouvrir des négociations entre le gouvernement et les agents. Aucun gouvernement n ' a profité de ce délai pour discuter », assure-t-il.
« C'est quand même surprenant qu'au soir d'un mouvement puissant chez les enseignants, Xavier Darcos se borne à ne répondre que sur le service minimum, ignorant complètement les revendications des personnels », a dénoncé Gilles Moindrot, secrétaire général du Snuipp-FSU. Les grévistes protestaient notamment contre la suppression de 11.200 postes dans l'Education à la rentrée 2008 et des coupes encore plus importantes attendues les années à venir.
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