20 octobre 2008
Le chef de l'Etat a porté plainte, courant septembre, à la suite du piratage de son compte bancaire. L'occasion, pour le gouvernement, de dénoncer le manque de sécurité des données sur internet. « Le Journal du Dimanche » a affirmé , dans son édition d'hier, que des escrocs étaient parvenus à se procurer les coordonnées bancaires de Nicolas Sarkozy et à effectuer des prélèvements sur son compte personnel. Selon le JDD, l ' Elysée a confirmé , samedi , que le chef de l 'État avait déposé une plainte au mois de septembre.
Des petites sommes
D ' après une source proche de l ' enquête , citée par le journal , l ' escroquerie porte sur de « petites sommes ».
Les escrocs « ne savaient sans doute pas qu'il s'agissait du compte du président », a indiqué une autre source selon qui le ou les auteurs se sont servi des coordonnées bancaires du chef de l'Etat notamment pour ouvrir un ou plusieurs abonnements de téléphones portables.
Il s'agit « d'un classique piratage informatique, sans doute dû à un ou des escrocs de faible envergure », a-t-on précisé de même source.
Hier, Luc Chatel, porte-parole du gouvernement, est revenu sur cette affaire. « Les escrocs seront sanctionnés », a -t-il affirmé, ajoutant que c e la « prouve que l e système de consultation par internet n ' est pas infaillible ».
Luc Chatel a donc demandé au Conseil consultatif du secteur financier de travailler sur ce sujet de la protection des données personnelles car « il y a une incertitude en la matière, un manque de confiance de ce système » .
« Des cas rares
mais graves »
« Les consommateurs, ils font une confiance totale à leur banque, ils donnent des informations qui sont très personnelles, il est normal qu'on contrôle l'utilisation de ces données », a poursuivi celui qui est aussi secrétaire d 'État à la Consommation .
« Ces cas sont suffisamment rares pour que nous n ' ayons pas eu à nous mobiliser fortement » mais « suffisamment graves pour que nous réfléchissions à l ' amélioration du système », a estimé Luc Chatel .
Interrogé sur d'éventuelles sanctions au sein de la banque du chef de l'État, le porte-parole du gouvernement a répondu : « Nous verrons en fonction des résultats de l'enquête s'il y a eu dysfonctionnement ou non dans l'utilisation de ces données personnelles ».

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