8 février 2012 - 4 réactions
Outre cet appel à soutenir le plan de la Ligue arabe, Nicolas Sarkozy a signifié à Dmitri Medvedev "la nécessité d'accentuer la pression sur le régime syrien pour que cesse la répression brutale" et a fait part au chef d'état russe de son "regret" quant à "l'impasse au Conseil de sécurité" provoquée par le veto russe et chinois.
De son côté, la présidence russe a fait savoir que Dmitri Medvedev avait a mis en garde le président français contre toute action unilatérale. "Dans le cadre de la poursuite d'un travail difficile, en particulier au Conseil de sécurité de l'ONU, en vue de résoudre la crise en Syrie, Dmitri Medvedev a appelé les différents partenaires à éviter des mesures unilatérales précipitées", selon un communiqué du Kremlin publié après l'entretien avec Nicolas Sarkozy.
La promesse de Nicolas Sarkozy
Lors d'une conférence de presse avec la chancelière Angela Merkel lundi, le président français avait promis de ne pas "laisser tomber le peuple syrien". Le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé, a souligné mercredi qu'il ne croyait "absolument pas" aux engagements de cesser les violences pris par Bachar al-Assad devant son homologue russe Sergueï Lavrov.
Suite à quoi, le Premier ministre Vladimir Poutine avait martelé que la Russie n'accepterait aucune forme d'ingérence en Syrie, appelant les Occidentaux et la Ligue arabe à "ne pas se comporter comme un éléphant dans un magasin de porcelaine" dans ce pays allié de Moscou.
"Nous condamnons évidemment toute forme de violence d'où qu'elle vienne. Mais il ne faut pas se comporter comme un éléphant dans un magasin de porcelaine", a déclaré M. Poutine, un habitué des formules à l'emporte-pièce. "Il faut laisser les Syriens décider eux-mêmes de leur sort", a insisté M. Poutine, au cours d'une rencontre à Moscou avec des dignitaires religieux.
La Ligue arabe a proposé en janvier un processus de transition démocratique pour sortir de la crise en Syrie, où des milliers de personnes ont été tuées depuis le début en mars 2011 d'une révolte contre le régime.
Encore plus de soixante morts ce mercredi
Ce mercredi, l'armée syrienne a une nouvelle fois bombardé sans relâche la ville rebelle de Homs, faisant 50 morts selon les militants, en dépit de l'engagement du président Bachar al-Assad auprès de son allié russe à cesser l'effusion de sang. Dix-neuf autres personnes dont des femmes et des enfants ont péri ailleurs en Syrie, notamment à Zabadani près de Damas et à Rastane (centre).

25 mai 2012 à 19h24 - 49 réaction(s)
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22 mai 2012 à 16h38 - 9 réaction(s)