20 janvier 2012 à 11h49 - 10 réactions
Alors que le chef de la mission arabe en Syrie, critiquée pour son incapacité à faire cesser dix mois d'effusion de sang, doit remettre dans les 24 heures un rapport "décisif", le chef de la diplomatie française a demandé, hier, que ce document soit transmis au Conseil de sécurité de l'Onu, les États-Unis se disant sur la "même longueur d'onde" que Paris, quant à cette requête.
"Nous constatons aujourd'hui que cette intervention (des observateurs) est difficile, qu'elle se déroule dans des conditions qui ne sont pas satisfaisantes", a souligné Alain Juppé au côté de son homologue australien Kevin Rudd, hier à Paris. "La Syrie ne respecte pas les engagements pris vis-à-vis de la Ligue arabe, comme retirer les troupes dans les casernes", a-t-il ajouté.
La France "ne se taira pas devant le scandale syrien"
Ce matin, lors de la présentation de ses voeux au corps diplomatique, le chef de l'Etat Français Nicolas Sarkozy a assuré que la France "ne se taira pas devant le scandale syrien".
L'Australie condamne fermement
Le chef de la diplomatie australienne a réclamé, pour sa part, que le dirigeant syrien Bachar al-Assad soit traduit devant la justice internationale. "La position de l'Australie, c'est que Assad doit partir", a-t-il estimé avant d'ajouter : "alors que nous parlons, de nouvelles atrocités sont commises".
Des pertes annoncées de deux milliards
De son côté, Damas a annoncé, hier, que son secteur pétrolier avait subi des pertes de plus de deux milliards de dollars en raison des sanctions internationales.

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