18 juin 2009 - 1 réactions
L'autopsie des corps retrouvés après le drame du vol Rio-Paris laisse entendre, selon des experts de l'équipe médico-légale brésilienne, que l'avion s'est disloqué en vol et non en touchant la mer.
Les autopsies d'un certain nombre de corps de victimes du vol AF447 d'Air France suggèrent que l'appareil s'est brisé en plein vol, selon des experts. Ces autopsies de victimes du drame du 1er juin montrent que les corps présentent de multiples fractures aux jambes, aux hanches et aux bras, a indiqué hier un porte-parole de l'équipe médico-légale brésilienne sous couvert d'anonymat. Selon Frank Ciacco, un expert médico-légal qui a travaillé par le passé au Bureau américain de sécurité des transports (NTSB), ce type de blessures laisse effectivement entendre que l'appareil pourrait s'être disloqué en plein vol. Une thèse également alimentée par la découverte de larges morceaux de l'Airbus A330-200 d'Air France qui s'est abîmé au large du Brésil avec 228 personnes à bord. Frank Ciacco note que les corps et les débris seraient bien plus fragmentés si l'appareil s'était désintégré directement au contact de l'eau.
Couac avec le Brésil
Le quotidien brésilien «O Estado de S. Paulo», citant des enquêteurs sans les nommer, avait indiqué auparavant que les corps ne montraient pas de signes de brûlures. Les autopsies ont été réalisées par les Brésiliens. «Quatre médecins légistes indiqués par l'ambassade (de France) ont un libre accès à la salle d'autopsie», ont néanmoins indiqué les autorités brésiliennes qui ont empêché un spécialiste français du BEA (Bureau d'enquêtes et d'analyses) de réaliser ses propres contrôles. Les Brésiliens estiment ne pas avoir été prévenus de sa venue. Le directeur du BEA a fait part de son mécontentement sur le manque de coopération des Brésiliens.
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