3 juin 2009 à 13h10
L'état-major des armées à Paris affirme ce matin que "le doute n'est plus permis". Les débris retrouvés dans l'Atlantique sont bien ceux de l'airbus AF 447 disparu lundi matin avec à son bord 228 personnes. Les premières photos de la zone ont été publiées. Le Pourquoi Pas, navire océanographique d'Ifremer, a quitté les Açores ce midi. Il sera sur zone d'ici le 11 juin pour tenter de récupérer les boîtes noires de l'appareil. Une cérémonie d'hommage aux disparus a été célébrée à Notre-Dame de Paris aujourd'hui.
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18 h 50 : L'armée brésilienne fournit les premières photos de la zone où ont été retrouvés les débris de l'avion.
18 h 15 : La cérémonie d'hommage aux victimes, célébrée en la cathédrale Notre-Dame de Paris, vient de s'achever. Plusieurs centaines de parents des disparus se sont rassemblés sur les bancs près de l'autel.
Au premier rang s'est assis le président de la République Nicolas Sarkozy accompagné de sa femme Carla Bruni-Sarkozy. Les parents des victimes, dont certains s'essuyaient fréquemment les yeux derrière leurs lunettes noires, ont ensuite apporté près de l'autel 228 bougies, "signe lumineux de leur présence dans leur absence", a dit Mgr Vingt-Trois.
Sur le parvis, suivant la cérémonie par des haut-parleurs, plusieurs milliers de personnes s'étaient rassemblées, mélange de fidèles, de badauds et de touristes, filmés par les caméras de chaînes de télévision du monde entier.
17 h : Trois avions continuent à survoler la zone où des débris ont été repérés. Parallèlement, une opération navale a commencé pour récupérer ces débris, repérés à environ 650 km au nord-est de l'archipel brésilien de Fernando de Noronha, afin qu'ils puissent être analysés.
16 h 25 : En ouverture de la cérémonie à Paris, Mgr André Vingt-Trois lit un message du pape exprimant ses "vives condoléances" aux familles des victimes.
16 h 15 : Nicolas Sarkozy et Carla Bruni-Sarkozy sont arrivés peu après 16 h à Notre-Dame de Paris pour assister à l'hommage rendu aux victimes. Sont également présents Jacques Chirac, François Fillon, le président socialiste du conseil régional d'Ile-de-France Jean-Paul Huchon et plusieurs chefs de partis politique. De nombreux collaborateurs d'Air France en uniforme, certains masquant leurs yeux derrière des lunettes noires, sont arrivés peu avant le début de la cérémonie. Les familles ont été acheminées sur place par plusieurs autocars. Le public -quelques centaines de personnes- est contenu par des barrières disposées autour du parvis de Notre-Dame.
15 h 50 : Une minute de silence doit être observée dans tous les aéroports italiens à 16 h, au moment même où doit débuter l'office religieux oecuménique à Notre-Dame de Paris.
15 h 40 : L'armée de l'air brésilienne poursuit ses vols de reconnaissances au dessus de la zone de recherche. Un avion vient de repérer de nombreux débris de l'Airbus, dont une pièce "apparemment métallique" de 7 mètres de diamètre
15 h : Elizabeth II adresse ses condoléance à Nicolas Sarkozy. La Reine d'Angleterre se dit "très attristée d'apprendre la disparition du vol Air France 447 avec 228 personnes à bord". Cinq Britanniques figurent sur la liste des passagers.
14 h : Deux enquêtes sont actuellement menées en France, l'une "de sécurité" pour éviter une nouvelle catastrophe, l'autre judiciaire, pour pointer d'éventuelles infractions pénales. L'avion ayant disparu dans les eaux internationales, la convention relative à l'aviation civile internationale prévoit que c'est le pays où l'appareil a été immatriculé, en l'occurence la France, qui est chargé de l'enquête de sécurité. Cette enquête a été confiée au Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA). "Le but de cette enquête est d'éviter d'autres accidents", explique Paul-Louis Arslanian, directeur du BEA.
13 h : Bernard Kouchner se rendra "dans quelques jours" au Brésil. Le ministre des affaires étrangère représentera la France à l'occasion des cérémonies d'hommage aux victimes brésiliennes du vol AF 447.
12 h 15 : Le Pourquoi pas vient de quitter l'archipel des Açores. Le bateau océanographique d'Ifremer se dirige vers la zone de recherche qu'il devrait atteindre le 11 ou le 12 juin. A son bord, deux robots sous-marins, "Victor" et "Nautile". Le Pourquoi pas va faire une escale, probablement au Cap-Vert, pour embarquer un hydrophone (en provenance de Toulon), engin de sondage sonore très performant. Premier objectif : capter le signal sonore émis par les boîtes noires de l'avion. Second objectif, réalisable grâce aux robots : récupérer les fameuses boîtes. La mission s'annonce difficile. Les boîtes noires arrêteront d'émettre le 30 juin.
11 h 30 : "Aucun élément n'amène à penser que l'avion avait un problème avant son départ de Rio", selon le bureau d'enquêtes et d'analyses. En parallèle, le BEA déclare "ne pas être d'un optimisme total" sur la possibilité de retrouver les boîtes noires.
11 h : Le bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) va "essayer de publier un premier rapport à la fin juin".
10 h : Une cérémonie interreligieuse sera célébrée cet après-midi, 16 h, à la cathédrale Notre Dame de Paris. Une diffusion sonore sera organisée à l'extérieur sur le parvis.
9 h : L'enquête sur la disparition du vol AF447 est confiée au parquet de Paris et non à celui de Bobigny. Cette décision a été prise en raison du domicile des victimes, dont certaines habitaient Paris.
8 h 30 : Le Parisien/Aujourd'hui en France créé la polémique en publiant à la Une de l'édition de ce matin, le portrait de 28 passagers du vol AF 447.
8 h : L'état-major des armées à Paris estime que "le doute n'est plus permis". Les débris retrouvés sont bien ceux de l'airbus, même si une "confirmation formelle" reste nécessaire.
7 h 30 : Le vice-président du Brésil, José Alencar, décrète trois jours de deuil national.
Un important dispositif logistique multinational a été déployé en haute mer pour retrouver les débris - et peut-être les corps - de l'Airbus d'Air France qui s'est abîmé dans l'Atlantique avec 228 personnes à bord dans la nuit de dimanche à lundi.
Voici le point de ce dispositif, à partir des informations données par les militaires brésiliens et français.
AIR
12 avions mènent les recherches à environ 1.000 kilomètres de la côte du nord-est du Brésil: Neuf appareils brésiliens: trois Hercules de l'armée de l'air, deux avions de patrouille maritime Bandeirante, un avion Amazonas et un Embraer R-99 (muni de radar d'ouverture synthétique et d'équipements infrarouges) et également deux hélicoptères, un Black Hawk et un Super Puma.
Un Falcon 50 français et un P-3 Orion américain aident aux recherches depuis la base brésilienne de Natal, sur la côte nord-est. D'autre part, un avion radar Awacs de l'armée de l'air française s'est joint aux recherches depuis sa base de Dakar, à environ 2.000 kilomètres du lieu du crash.
MER
Cinq navires de la Marine brésilienne: le navire de patrouille Grajau, deux frégates, une corvette et un navire citerne avec une capacité de 600 tonnes de combustible pour ravitailler la flotte.
Chaque frégate a environ 250 hommes à bord, la corvette 60 et le navire patrouille 30. Quelque 120 marins sont à bord du tanker.
Trois navires marchands - un français et deux néerlandais - ont été déroutés pour aider au repêchage des débris.
COMMANDEMENT
Le centre principal de Contrôle aérien CINDACTA III (centre intégré de défense aérienne et contrôle de trafic aérien) est situé à Recife (capitale de l'Etat brésilien du Pernambouc). Un centre secondaire (utilisé pour le décollage des avions de patrouille et recherches) a été installé sur la base aérienne de Natal. Un centre auxiliaire a été monté à l'aéroport de l'archipel Fernando de Noronha, à 360 kilomètres de la côte brésilienne.
Dispositif spécial pour les corps
D'autre part, l'Instituto Medico Legal (IML) de Recife prépare un dispositif spécial pour recevoir les premiers corps qui pourraient être retrouvés en mer. Ces corps seraient transportés en un lieu situé à 250 milles marins de l'île principale de Fernando de Noronha et de là transférés en hélicoptère jusqu'à l'île. Des avions de la FAB complèteront le trajet jusqu'à Recife. La police fédérale de Recife a mobilisé une équipe de médecins légistes à Fernando de Noronha pour recevoir les corps éventuellement repêchés dans l'Atlantique et procéder aux premières opérations d'identification.
