23 septembre 2009 à 16h21 - 1 réactions
Au Caire, au lendemain de l'échec de sa candidature controversée pour en devenir directeur général, le ministre égyptien de la Culture Farouk Hosni a accusé l'Unesco d'être devenue "politisée",
A son arrivée à l'aéroport du Ciare, dans sa première déclaration après les résultats, il déclare que cet échec face à la diplomate bulgare Irina Bokova est dû au fait que l'institution a été "politisée". Il revenait de Paris, où siège cette institution.
Il a déclaré à des journalistes en parlant de lui à la 3e personne que "le candidat égyptien avait contre lui tous les journaux et les pressions sionistes". Il a également reproché à l'ambassadeur américain à l'Unesco de s'être "activé avec force et avec tous les moyens à sa disposition" contre lui. Il a également reproché à l'ambassadeur américain à l'Unesco de s'être "activé avec force et avec tous les moyens à sa disposition" contre lui. La candidature de M. Hosni a été au centre d'une vive controverse après qu'il eut déclaré en 2008 qu'il "brûlerait lui-même" les livres israéliens qu'il trouverait en Egypte.
En Egypte, la presse s'est déchaînée contre "le lobby juif"
Auparavant, la presse et les intellectuels se sont déchaînés contre ce qu'ils qualifient de "lobby juif" et de "choc des civilisations". Selon Lci.fr, le quotidien gouvernemental Al-Ahram al-Messai parle par exemple "d'attaques indignes de la part d'intellectuels juifs en France" et dénonce les efforts de sape "de l'ambassadeur américain à l'Unesco et des médias sionistes en Europe et aux Etats-Unis". La presse d'opposition partage peu ou prou la même opinion. Le journal Al-Ahrar se lâche ainsi contre la "campagne féroce de l'administration américaine, sous pression juive". Pour Al-Masry al-Youm (indépendant), la bataille a été "déterminée par un choc des civilisations" entre Occidentaux et pays en développement.
