7 novembre 2009
Le commandant Nidal Malik Hasan, d'origine palestinienne, a déclenché jeudi à Fort Hood au Texas la plus grave fusillade jamais enregistrée dans une base militaire américaine, avant d'être finalement blessé puis maîtrisé et non tué comme indiqué un temps par les médias américains. Le général Robert Cone, commandant de la base, a indiqué hier sur la chaîne NBC qu'il y avait «des témoignages de première main de soldats» indiquant qu'il aurait crié «Allah akbar» (Dieu est grand en arabe), avant la fusillade.
Un bilan de treize morts
Lors d'une conférence de presse, un responsable de la base a indiqué que l'officier psychiatre de 39ans devait être prochainement déployé en Afghanistan, mais le colonel John Rossi, un autre officier, a refusé de s'exprimer sur ses possibles motivations. «A ce stade nous n'allons pas spéculer sur le mobile», a-t-il dit, précisant que l'armée et les forces de l'ordre locales ainsi que fédérales menaient l'enquête. Le colonel Rossi a indiqué que le bilan était de 13 morts et 28 blessés encore hospitalisés hier matin. La famille de Hasan s'est déclarée «en état de choc (...). Notre famille aime l'Amérique. Nous sommes fiers de notre pays». Nader Hasan, un cousin du tireur, avait indiqué auparavant que le commandant Hasan «était mortifié par l'idée d'être déployé» à l'étranger et se plaignait de harcèlement par des soldats du fait de son origine musulmane.
«Pas de conclusions hâtives»
En signe de deuil, le président Barack Obama a ordonné hier la mise en berne des drapeaux sur tout le territoire jusqu'au 11 novembre, tandis que le chef d'état-major interarmées, l'amiral Michael Mullen, appelait les Américains à observer un moment de recueillement. «Nous ne connaissons pas encore toutes les réponses. Je mets en garde contre des conclusions hâtives jusqu'à ce que nous ayons tous les faits», a précisé le président, alors que l'armée a ordonné un renforcement des mesures de sécurité sur ses bases dans tout le pays.
25 mai 2012
25 mai 2012