Terrorisme. Le chef d'Al-Qaïda au Pakistan tué par un drone américain
Ce jeudi, Badar Mansoor, chef opérationnel d'Al-Qaïda au Pakistan, a été tué par le missile d'un drone américain dans le nord-ouest du pays, principal sanctuaire dans le monde de l'organisation, selon le renseignement pakistanais.
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"Badar Mansoor a péri dans une attaque de ces avions sans pilote de la CIA à Miranshah, principale ville du district tribal du Waziristan du Nord, bastion des talibans pakistanais alliés à Al-Qaïda", ont indiqué plusieurs responsables du renseignement pakistanais, ainsi qu'un responsable du groupe d'insurgés de Mansoor.
"Si sa mort est confirmée, c'est une excellente nouvelle pour la lutte antiterroriste dans la région, car c'était l'une des principales cibles à la fois des Etats-Unis et du Pakistan, a fait remarquer un expert occidental du contre-terrorisme dans la région, sous couvert de l'anonymat. Il était le chef des réseaux d'Al-Qaïda au Pakistan et de nombreux services de renseignements occidentaux travaillaient sur lui".
3 réactions
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Jacobin75
assassinats mondialisés
il n'y a plus un seul endroit, sur toute la planète à l'abri des drones américains, armés de missiles, et destinés à assassiner telle ou telle personne responsable selon eux, de telle ou telle action qui ne leur convient pas...
N'importe qui, demain, peut s'estimer menacé par cette voyoucratie internationale qui s'arroge ainsi le droit d'assassiner qui lui plaît, ou ne lui plaît pas, sans en référer à personne, et selon des critères entièrement opaques.
Je suppose que c'est cela qu'on appelle : la défense de la liberté et de la démocratie ? c'est ça, le système de civilisation qui nous sert de référence ? quelle supériorité !
Ajouté le 9 février 2012 à 13h26
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doudou48
@Jacobin75
Euh.... je ne sais pas pourquoi, mais, personnellement, je ne me sens pas du tout menacé par les drones américains !
Ajouté le 9 février 2012 à 13h45
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jeanot
l'art de la guerre
Il est intéressant de connaitre la perception qu'a l'ennemi au sujet de ces assassinats ciblés par drone. En fait, conduites en toute sécurité à environ 10.000 kilomètres des États-Unis, les frappes des drones sont perçues comme cruelles et lâches par la presse du Moyen-Orient. "Drone" est devenu un terme péjoratif dans la langue ourdou et des groupes de rock pakistanais chantent une Amérique qui a perdu tout sens de l'honneur.
La multiplication des attaques par drones aboutit en fait au contraire du but recherché. Car cette nouvelle forme d'attaque conforte le djihadiste, le moudjahidine, le taliban dans le sentiment qu'il se bat contre des adversaires qui disposent une nouvelle fois d'une suprématie technologique face à laquelle il sera nécessairement défait.
Ces formes d'attaque jouent dès lors comme un accélérateur du combat asymétrique sous ses formes les plus extrêmes et confortent le caractère normal, justifié et efficace de modes d'action que les forces occidentales jugent quant à elles irréguliers, guérillas, terrorisme, attentats suicide, attaques informatiques, attaques chimiques et qui sont "la réponse du pauvre". Qui n'est pas plus critiquable que ces nouvelles technologies militaires robotisées des Occidentaux à propos desquelles se multiplient d'ailleurs les questions d'éthique sur "l'art de la guerre".
Ajouté le 9 février 2012 à 16h11
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