5 octobre 2009
Finies les ceintures d'explosif, leskamikazes ont disposent d'un système plus discret pour se faire exploser : la bombe suppositoire. Le Figaro révèle ce matin qu'une note secrète de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI) traite le sujet avec beaucoup de sérieux depuis qu'un kamikaze a testé ce nouveau mode opératoire.
Cas d'attentat manqué
C'était le 28 août dernier en Arabie Saoudite. Abul Khair, islamiste recherché, a réussi à s'approcher du prince Mohammed bin Nayef, fils du ministre de l'Intérieur du royaume. Il a alors sorti un téléphone portable pour déclencher la bombe planquée dans son intestin. L'engin a explosé. Lui aussi. Mais sa cible a tout juste était égratignée, la charge n'étant pas assez puissante.
Comment trouver la parade ?
Cet attentat raté soulève tout de même un bon nombre de questions : comment sécuriser les aéroports, les lieux publics, les sites officiels, avec l'apparition de ce nouveau mode opératoire ? Il parait difficile de recourir systématiquement aux rayons X compte tenu de leurs effets physiologiques néfastes. Alors pourquoi ne pas supprimer le déclencheur de la bombe ? Il faudrait alors interdire les téléphones portables dans les lieux publics et toute forme d'émetteur. Mesure difficilement envisageable aujourd'hui.
25 mai 2012
25 mai 2012