Syrie. Les observateurs de l'Onu visés par des tirs après le carnage
Moins de deux semaines après le massacre de Houla qui a provoqué un tollé international, un autre carnage a eu lieu, mercredi, dans le centre de la Syrie : au moins 55 personnes ont été tuées, selon l'Observatoire syrien des Droits de l'homme.
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Selon le Conseil national syrien corroboré par les témoignages de villageois, le massacre aurait été commis par les chabbiha, des milices pro-régime.
Les Observateurs de l'Onu ont été empêchés d'accéder au lieu du massacre, notamment «par des barrages de l'armée syrienne», selon le chef de la mission, le général Robert Mood. Le secrétaire général de l'Onu, Ban Ki-moon, a précisé, hier, que certains d'entre eux qui tentaient de se rendre sur place avaient d'ailleurs été la cible de «tirs à l'arme légère». Le régime a, lui, démenti que ce massacre ait eu lieu.
Le médiateur international pour la Syrie, Kofi Annan, a, de son côté, exprimé, hier, devant l'Assemblée générale de l'Onu son «horreur et (sa) condamnation» face à ce massacre. «En toute franchise, je me dois de confirmer que le plan (Annan) n'est pas appliqué», a-t-il reconnu avant d'ajouter que «le temps est venu de déterminer ce que nous pouvons faire de plus».
2 réactions
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jeanot
cartes biseautées
Ces perpétuels cadavres "frais" ne sont évidemment pour la doxa occidentale que de la responsabilité d'un seul camp, celui de Bachar El Assad, alors que personne ne sait vraiment qui sont les vrais coupables. Sauf évidemment tant de "pseudo -experts" et autres observateurs soi-disant neutres et notre BHL national qui aura quant à lui toutes les certitudes et va encore escalader ces morts avec ses mocassins Berluti et sa chemise de bon "faiseur" pour haranguer le monde et vouloir repartir en guerre.
La Syrie cristallise en fait à présent toutes les tensions entre les deux grandes tendances de l'Islam, sunnites et alaouites, Mais au-delà désormais aussi, entre multiples groupes confessionnels et des éléments manipulés et armés par des capitales occidentales. Supplétifs venus de tant de pays qui ont peu ou prou à gagner à l'embrasement général.
Au fait qui y a le plus intérêt ? Et bien c'est Washington, avec une complicité cynique, car l'Amérique ne s'est jamais remise d'avoir été virée d'Iran et rêve d'un point de non-retour en Syrie où on jugerait l'intervention de l'Occident inéluctable, une projection militaire dans ce pays constituant alors le marchepied rêvé vers l'Iran. En conclusion d'une révolution arabe au Maghreb qui lui a un peu échappé mais dont elle s'accommode à présent, quitte à dîner avec une longue cuiller avec ces diables d'islamistes, du moment qu'ils lui laissent les clés du pétrole et l'autorisation d'installer leurs bases de défense à loisir sur leurs sol.
Sauf que Moscou qu'on n'y reprendra pas deux fois, a désormais vu le danger ne cèdera plus d'un pouce et a définitivement mis le signal "stop" aux avancées de l'Amérique et de l'Occident en Syrie. En ayant analysé que la révolution arabe a tourné à l'escroquerie avec des Occidentaux qui ferment les yeux sur l'Islam extrémiste qui a remporté l'affaire et qui laisse le champ libre aux joueurs de poker de l'Occident qui ont su retourner l'affaire à leur avantage.
Moscou a détecté cette duplicité et retirera désormais systématiquement à Washington le droit de jouer le sort de la planète avec ses jeux de cartes biseautées de casino que les Américains ont toujours su manier avec brio.
Ajouté le 8 juin 2012 Ã 10h50
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Jacobin75
Visés par qui ?
Encore une fois, chaque mot employé est extrêmement important.
Un massacre, évidemment, c'est horrible. Qui est responsable ? Les déclarations sont opposées et aucun observateur indépendant n'a pu jusqu'à présent certifier absolument qui sont les responsables..
On nous dit aujourd'hui : "des observateurs de l'ONU ont été empêchés d'aller sur place, notamment par l'armée syrienne" ... Employer le mot « notamment » signifie qu'ils ont été empêchés, aussi, par d'autres gens aussi. Qui sont ces autres gens ? on ne nous le dit pas ! pourquoi ? pourquoi ne parler que d'une seule partie de ceux qui ont empêché ?
« Ils ont subi des tirs d'armes légères ». Qui a tiré ? Pas de réponse... force de ne pas avoir de certitude,à force d'avoir des questions mais pas les réponses , à force de ne pas avoir de témoignages indépendants, à force d'employer des termes ambigus et des formulations à double sens, on peut seulement donner des impressions, pas des informations..
Donner l'impression...laisser penser que Supposer que Et voilà comment se fabrique la désinformation.
En Syrie, des gens meurent. Cela est prouvé.
Quant au reste, du côté occidental, nous sommes tout acquis, et nous relayons complaisamment, la propagande intense et quotidienne émanant de l'opposition syrienne, que nous soutenons directement et indirectement.
Nous avons pris parti pour elle, au nom de nos alliances et de nos intérêts.
Mais la réalité des faits, et donc l'information, c'est autre chose, entièrement autre chose !
Ajouté le 8 juin 2012 Ã 10h06
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