Syrie. La conférence de Tunis réclame l'arrêt des violences
La conférence des «amis du peuple syrien» réunie, hier, à Tunis, a appelé à l'arrêt immédiat des violences et à de nouvelles sanctions pour faire plier le régime de Damas, mais a temporisé sur le déploiement d'une force conjointe arabe/Onu de maintien de la paix, demandée par la Tunisie et le Qatar. Le groupe, qui comprend une soixantaine de pays arabes et occidentaux, mais qui est boycotté par Moscou et Pékin, a également reconnu le Conseil national syrien comme «un représentant légitime des Syriens qui cherchent un changement démocratique pacifique». Il s'est engagé à fournir «un soutien effectif» à l'opposition, sans plus de précisions.
Nouvelles sanctions en vue
En outre, le groupe somme le régime de Damas de «permettre l'accès libre et sans entraves des agences humanitaires» dans les régions les plus touchées par la répression, notamment dans la ville de Homs. Parmi les sanctions proposées contre le régime de Damas figurent «l'interdiction de voyage des membres du régime, le gel de leurs avoirs, l'arrêt de l'achat des hydrocarbures syriens, la réduction des liens diplomatiques avec le régime syrien».
Multiplication des avertissements à Damas
Avant même la déclaration finale, Paris et Washington avaient multiplié les avertissements à Damas. Dès l'ouverture de la conférence, Hillary Clinton, a mis en garde le pouvoir du président Assad. Le régime syrien «paiera le prix fort s'il continue d'ignorer la voix de la communauté internationale et de violer les droits de l'Homme» du peuple syrien, a déclaré la secrétaire d'État américaine. Alain Juppé a lui aussi appelé, au nom de la France, à renforcer les sanctions pour faire plier le régime syrien, évoquant notamment un gel des avoirs de la Banque centrale syrienne.
2 réactions
-
Jacobin75
Le "groupe" des "potes"
Et qui trouve-t-on à la tête de ces "amis du peuple syrien" ? comme par hasard, toujours le même , le Qatar, poussé par son tuteur américain, accompagné en coulisse par son mentor Saoudien, et quelques émirs et califes du Golfe Persique qui occupent ainsi leurs nombreux loisirs..
Tous ces braves gens qui financent, arment et propulsent en Syrie des groupes clandestins accompagnés par Al Qaida, pour renverser le régime légal et le remplacer par des "copains" à eux..
L'emir du Qatar, ce brave homme qui délaisse encore une fois ses trois épouses pour se mêler des "printemps arabes" ... ça va mal se finir, tout ça ... !
Ajouté le 25 février 2012 à 09h44
-
jeanot
jouer avec le feu en Orient
Tout le symbole de la tentative de solution de résoudre la crise syrienne se trouve dans le lieu de la réunion internationale, à Tunis, qui est désormais la tête de pont de l'Occident dans le monde arabe, en sous-traitance du Qatar et de l'Arabie Saoudite. Avec Washington en chef et Hillary Clinton, la nouvelle "dame de fer" de la gestion géostratégique de la planète. Cette fois-ci pas question de se faire voler la vedette par la France. Cette conférence se tient donc en Tunisie, là où avait soi-disant commencé ce printemps arabe qui n'aura abouti qu'à un maelström sanglant, l'instauration de la charia islamique et au final un échec sur lequel les médias demeurent curieusement discrets.
Car c'est malgré tout un bouleversement qui convient à l'Occident, l'important était que les pays qui ont bougé demeurent dans le giron occidental avec un Islam d'inspiration sunnite, le seul "agréé" Halal pour Washington et ses valets, le regard tourné vers l'Arabie Saoudite et le canon constamment pointé sur l'islam chiite et ses ses piliers, Téhéran Damas ou Bagdad.
On essaye donc dans la foulée de la pseudo révolution arabe, de rafler la mise totale en profitant de quelques braises qui certes couvaient en Syrie mais en soufflant dessus avec des conseillers militaires venus du Qatar, de Libye, d'Irak de Turquie et même de l'hexagone, ça n'est même plus un secret de polichinelle. L'Occident se prend à rêver de rejouer au petit soldat comme en Libye où on ne décomptera jamais les dizaines de milliers de morts des bombardements de la noria d'avions de guerre occidentaux. Mais cette fois-ci, la Russie et la Chine qu'on n'y reprendra plus, ne laisseront pas faire et on en restera là. Si ça n'est le cas, on aurait encore droit à l'arrivée au pouvoir à Damas de bandes improbables de "Frères musulmans" et autres affidés discrets d'Al Qaida qui sont aux manettes à Tripoli, Benghazi, au Caire et en Tunisie. Avec l'appui d'un Occident qui demeure un éternel va-t'en guerre et veut jouer avec le feu en Orient, faute d'avoir jamais pu en découdre avec les puissances de l'Est.
Ajouté le 25 février 2012 à 09h52
Dans la même rubrique