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Syrie. Homs pilonnée sans relâche

9 février 2012

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L'armée syrienne a bombardé à l'artillerie lourde la ville rebelle de Homs, hier, en dépit de l'engagement du président Bachar al-Assad, la veille, auprès de son allié russe à cesser l'effusion de sang.

Les forces du régime ont pilonné, hier, pour le cinquième jour consécutif, Homs, pour écraser la révolte dans cette ville où les télécommunications et électricité ont été coupées, les infrastructures détruites et où la nourriture se fait de plus en plus rare. Ce redoublement de violences survient dans un contexte de blocage diplomatique après le veto russe et chinois, samedi, à un projet de résolution au Conseil de sécurité de l'Onu condamnant la répression de la révolte et prévoyant une transition politique. Malgré l'indignation des Occidentaux face à ce veto, la Russie, alliée du régime, continue à opter pour la non-ingérence en Syrie. «Notre tâche, c'est d'aider les Syriens, sans aucune forme d'ingérence», a ainsi déclaré le Premier ministre Vladimir Poutine, dont le pays refuse d'évoquer un départ de Bachar al-Assad, en estimant que son sort devait être réglé par «les Syriens eux-mêmes». De son côté, le président russe, Dmitri Medvedev, a jugé que la recherche d'une solution devait continuer, «y compris au Conseil de sécurité de l'Onu».

Les Européensévacués?

Face au blocage à l'ONU, plusieurs pays en faveur d'une condamnation du régime syrien ont pris des mesures unilatérales pour accentuer son isolement après des sanctions occidentales qui n'ont pas encore réussi à le faire plier. Ainsi, les États-Unis ont fermé leur ambassade, plusieurs pays européens ont rappelé leurs ambassadeurs pour «consultations» et les six monarchies du Golfe ont décidé d'expulser les ambassadeurs de Syrie et de rappeler les leurs à Damas. Quant à l'Union européenne, ellea annoncé se préparer à une éventuelle évacuation de ses ressortissants de Syrie, au moment où plusieurs pays et organisations expriment leurs craintes d'une guerre civile.

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