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Monde

Sommet européen. Les attentes des élus de l'Ouest

29 octobre 2009

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Les Vingt-sept se réunissent aujourd'hui et demain à Bruxelles. Au menu : les nominations et la conférence mondiale sur le climat, à Copenhague. Quatre élus de l'Ouest s'expriment sur les enjeux de cette rencontre.



Yannick Jadot (Verts).
«Copenhague est de loin la première des priorités. Il faut redonner à l'Europe le leadership dans les négociations internationales qu'elle est en train de perdre. L'effort européen est aujourd'hui inférieur à ce que font la Chine, le Brésil ou l'Afrique du Sud au plan intérieur. Il faut placer l'Europe à la hauteur de ses ambitions, nous engager sur 30% de réduction des émissions de CO2 (au lieu de 25%) en 2020 et une contribution de 30 milliards d'euros par an à l'effort mondial, comme le demande le Parlement.»

Sylvie Goulard (MoDem, Alliance des Démocrates et des Libéraux pour l'Europe).



«Copenhague, la préparation de l'entrée en vigueur de Lisbonne : tout ce qu'il y a à l'ordre du jour de ce sommet est utile. Copenhague, en particulier, est essentiel. Si on n'a pas d'accord, la planète ira plus mal. J'espère par ailleurs que la discussion sur la présidence stable du Conseil sera aussi ouverte que possible. La candidature de Tony Blair est inadmissible. On ne peut pas envoyer en Iran et en Chine quelqu'un qui n'a pas voulu de la Charte des droits fondamentaux.»

Alain Cadec (UMP, Parti populaire européen).
«Je suis très confiant sur Copenhague. J'espère que l'Europe sera en mesure d'entraîner derrière elle la Chine, l'Inde et les autres pays émergents. Elle peut le faire si elle est unie. La discussion sur le futur président de l'UE sera compliquée. Humainement, je trouvais la candidature de Tony Blair intéressante. Il est brillant. Jean-Claude Juncker peut être aussi un bon candidat. L'Irlandaise Mary Robinson pourrait également être une candidature intéressante. Une femme, première présidente de l'Union européenne, cela aurait de la gueule !»

Stéphane Le Foll, (PS, Socialistes et démocrates).
«Si l'Europe est unie, elle peut faire bouger les lignes à Copenhague. Pendant cent ans, les pays industrialisés ont pollué et provoqué le changement climatique. Aujourd'hui, les premières victimes sont les pays en développement. On ne peut pas se contenter de leur demander de changer leur modèle de développement alors qu'ils ont à peine décollé. Il faut les aider et faire en sorte que le monde dans son ensemble change de modèle. Pour le poste de président du Conseil, l'essentiel est qu'il revienne à un Européen convaincu capable de porter l'intérêt général de l'Europe. Tony Blair n'est pas une option.»

  • Propos recueillis par Florence Autret
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