26 août 2009
Selon RFI, l'agent français libéré en Somalie, après avoir été enlevé par des insurgés islamistes radicaux le 14 juillet dernier, a profité du sommeil de ses geôliers pour fuir.
"Mardi soir, aux environs de minuit, j'ai profité du sommeil de mes geôliers fatigués par le ramadan. J'ai vu que ma cellule était mal fermée alors je me suis fait la belle sans violence. De toute façon, si j'avais tiré un coup de feu, d'autres gardes m'auraient descendu", a-t-il raconté, selon les propos rapportés par un journaliste de RFI qui est rentré en contact avec lui alors qu'il se trouvait à Mogadiscio sur la base de la force de paix de l'Union africaine en Somalie (Amisom).
"Puis j'ai marché dans la nuit pendant près de cinq heures en me guidant avec les étoiles pour rejoindre la zone que j'espérais atteindre. Mogadiscio la nuit est déserte et les seuls hommes que l'on croise sont armés. On m'a tiré dessus, j'ai couru, je me suis caché et par chance on m'a raté", a-t-il dit.
Pas de rançon selon Paris
Un dirigeant du Hezb al-Islam, qui détenait l'otage, a affirmé qu'il avait été libéré contre le versement d'une rançon, ce que Paris a démenti.
"Je vais bien et même si mon mois et demi de détention a été horriblement long j'ai été bien traité, je n'ai subi aucune torture, aucun simulacre d'exécution", a dit l'ex-otage, identifié sous le nom de Marc, en parlant de ses conditions de détention.
Capturés le 14 juillet
Les deux agents français, en mission à Mogadiscio et relevant du ministère français de la Défense, avaient été enlevés le 14 juillet à leur hôtel par des membres des forces pro-gouvernementales, en plein centre de Mogadiscio.
Ils étaient depuis lors détenus par des insurgés islamistes, l'un aux mains des combattants islamistes shebab, et l'autre otage de miliciens du parti Hezb al-Islam, un groupe plus politique dirigé par cheikh Hassan Dahir Aweys.
