15 février 2012 - 4 réactions
Les requins ont tué douze personnes en 2011 à travers le monde, soit deux fois plus de nageurs et de surfeurs qu'en 2010, selon les dernières estimations de l'ichtyologiste George Burgess, de l'Université de Floride (États-Unis), la référence statistique dans ce domaine.
Ce bilan est modeste comparé aux 30 à 70 millions de requins tués par les humains annuellement. «C'est une tragédie car les populations de requins diminuent rapidement», a déploré l'expert. Un tiers des espèces sont menacées, dont le grand requin blanc, qui pourrait disparaître en raison de la demande en Asie pour ses ailerons.
Les États-Unis ont enregistré le plus d'agressions avec 29 des 75 attaques signalées sur la planète mais ils n'ont déploré aucun décès. Les pays ayant compté le plus de morts sont l'Australie (trois pour onze attaques), l'Afrique du Sud (deux pour cinq agressions), l'île de la Réunion (deux décès pour quatre attaques) et les Seychelles (deux décès pour deux attaques).
«Pas traditionnellement des zones de tourisme»
La Réunion, les Seychelles et la Nouvelle Calédonie ont ensemble enregistré sept agressions et cinq morts, soit près de la moitié des décès. «Ces régions ne sont pas traditionnellement des zones de tourisme de masse mais ont connu ces dernières années un afflux important de vacanciers», a pointé George Burgess, soulignant que les autorités locales «ne disposent pas des infrastructures de surveillance ni des services d'intervention d'urgence».
Les statistiques montrent en outre «une diminution depuis dix ans», des attaques de requins en Amérique, notamment en Floride, ce qui s'expliquerait, selon lui, par la crise économique, entraînant une diminution des touristes sur les plages.
Outre les afflux de touristes dans des zones où ils n'allaient pas avant, des experts ont aussi évoqué le réchauffement climatique pour expliquer l'accroissement des attaques. En août dernier, les autorités de l'Extrême Orient russe ont fait part de trois attaques non-mortelles de requins dans la région du Primorie. Des experts estiment que le réchauffement pourrait être l'une des causes de l'apparition de requins dangereux dans cette région qui jusqu'alors n'en avait pas.
25 mai 2012
25 mai 2012