1 février 2011
«La planète n'a jamais consommé autant de poisson et le secteur assure, de façon directe et indirecte, un nombre d'emplois sans précédent (*)», résume la FAO, l'Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture. Selon elle, «les produits de la pêche continuent d'être les produits alimentaires de base les plus échangés à l'échelle mondiale, pour une valeur record de 102milliards de dollars en 2008 (+9% par rapport à 2007)». Les experts, qui plaident pour «une gestion durable des ressources aquatiques», soulignent aussi que «le poisson est un aliment riche en protéines d'excellente qualité» et que «le secteur contribue de façon substantielle à la sécurité alimentaire mondiale».
Les stocks halieutiques toujours menacés
L'augmentation record de la consommation de poisson est notamment à mettre sur le compte du «développement de l'aquaculture qui est appelée à dépasser les pêches de capture comme source de nourriture». Une pêche de capture qui ne cesse d'être mise à mal. La FAO constate en effet «qu'aucune amélioration n'a été observée dans la situation des stocks halieutiques mondiaux». Les stocks mondiaux de poisson surexploités, épuisés ou en phase de reconstitution sont légèrement supérieurs à ceux de 2006 et «doivent être restaurés d'urgence».
Le coût de la pêche illégale
«Le fait que la situation des stocks ne se soit pas améliorée est source de grande préoccupation», déclare Richard Grainger, expert à la FAO. Il serait préconisé une «intensification des efforts visant à resserrer les contrôles dans le secteur», avec par exemple, des mesures commerciales contre la pêche illicite, non déclarée et non réglementée. Ces dispositions visent à interdire l'accès au commerce international des produits résultant de ces pratiques. Selon une récente étude, le coût de la pêche illégale et non déclarée est estimé de 10à 23,5milliards de dollars par an. *
Au total, les pêches et l'aquaculture font vivre 540millions de personnes, soit 8% de la population mondiale.
23 mai 2012 à 18h15