4 novembre 2009 à 09h57
Les moustiques qui transmettent le paludisme deviennent de plus en plus résistants aux insecticides, au Burkina Faso. La faute à une utilisation massive de ces insecticides sur les champs de coton.
15 000. C'est le nombre de personnes tuées, chaque année au Burkina Faso (ouest de l'Afrique), par le paludisme, maladie transmise par des moustiques. Or, depuis quelque temps, les moustiques porteurs de la maladie ont développé une certaine résistance aux produits insecticides.
Une résistance aux insecticides dans les zones cotonnières
Cette résistance est due à "l'utilisation massive des insecticides dans la production du coton", explique Sodiomon Bienvenu Sirima, médecin du Centre national de recherche et de formation sur le paludisme. Dès lors, ils "développent des résistances d'une part aux insecticides utilisés en santé publique (en bombes aérosol) et d'autre part aux insecticides utilisés pour imprégner les moustiquaires", précise-t-il. Ce sont les zones cotonnières de l'ouest, du sud-ouest et de l'est qui sont les plus touchées.
L'an prochain, le gouvernement burkinabè a prévu de distribuer gratuitement 6,6 millions de moustiquaires imprégnées d'insecticides homologués par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Leur efficacité dans les zones de production de coton serait avérée. Il s'agit d'atteindre l'objectif de "deux personnes, une moustiquaire" dans ce pays de 14 millions d'habitants, classé parmi les plus pauvres du monde.
