31 juillet 2009
Terrés chez eux durant cinq jours de combats sanglants, les habitants de Maiduguri (nord-est du Nigeria) ont commencé timidement, hier, à sortir dans la ville, dont certains quartiers sont encore jonchés de cadavres d'islamistes insurgés. Partout, des barrages. Soldats et policiers, lourdement armés, contrôlent les identités, fouillent les quelques véhicules qui circulent à nouveau. Les tirs d'obus de mortier et de mitraillettes lourdes se sont tus hier matin, après une nouvelle nuit rythmée par les détonations. Les islamistes de la secte «Taliban», dont Maiduguri est le berceau, ont fini par fuir, selon l'armée, laissant derrière eux des centaines de cadavres. Le dirigeant de la secte a été tué, hier, après son arrestation. «Il a supplié et demandé le pardon avant d'être tué par balles», a rapporté un policier à Maiduguri, où Mohamed Yusuf aurait été tué. Les affrontements avaient commencé, dimanche, quand les islamistes ont tenté d'attaquer un poste de police dans l'Etat de Bauchi (nord). Les violences se sont ensuite étendues aux Etats de Yobe, Kano et Borno. Le président Umaru Yar'adua, originaire du Nord, avait décrété, lundi, «l'alerte totale» et fait dépêcher des renforts.
23 mai 2012 à 18h15