18 décembre 2009 - 3 réactions
>Enquête lancée sur un Rio-Paris
>Notre dossier sur le crash de l'AF447
Le 29 novembre, un vol d'Air France Rio-Paris avait lancé un message d'urgence alors qu'il se trouvait à peu près dans la zone supposée du crash de l'AF447. Le BEA, qui a ouvert une enquête a ce sujet, a demandé à Air France le contenu des boîtes noires, qui enregistrent les paramètres de vol.
A l'arrivée de l'avion à Roissy à Paris, le commandant de bord avait fait part de l'incident dans son rapport et l'avait transmis, comme le veut la procédure, à son chef de division. De son côté, Air France n'avait en revanche pas mentionné immédiatement l'incident au BEA, ni à la Direction générale de l'aviation civile (DGAC) comme l'exige la législation.
Selon les informations du Figaro, le BEA a pris connaissance des faits grâce au pilote d'un vol qui croisait sur zone le 29 novembre et avait relayé le message d'urgence au centre d'Atlantico.
Et c'est donc au final le BEA qui a pris contact avec la compagnie aérienne française.
Un passager rapporte qu'il avait le sentiment "que l'avion n'était plus contrôlé"
Une fois à Roissy, l'avion aurait fait l'objet d'une "procédure de nettoyage renforcé", la plupart des passagers ayant été malades. Un passager de ce vol a raconté sur des blogs "avoir eu le sentiment que l'avion n'était plus contrôlé" et évoque la panique des passagers ainsi que du personnel navigant commercial.
Défaut d'enregistrement et données perdues
La compagnie aérienne n'a toutefois pas été en mesure de lui fournir par "l'enregistreur de paramètres enregistre 25 heures et il s'avère que l'avion est reparti aussitôt" pour l'Inde, a expliqué la porte-parole du BEA. Par conséquent, les données du vol pour Bangalore ont été enregistrées sur celles du vol Rio-Paris, qui ont ainsi été perdues. L'avion contenait un autre enregistrement, appelé QAR, mais "il y a eu un problème de formatage et, du coup, les données n'ont pas été enregistrées", a expliqué la porte-parole du BEA.
Il y a eu "un défaut d'enregistrement", a confirmé un porte-parole d'Air France, qui a précisé que la compagnie aérienne a transmis au BEA dans un délai de 72 heures", délai légal dans ce genre de cas, les autres informations dont la compagnie aérienne disposait.
Un non-événement pour Air France qui évoque une surréaction de l'équipage
Du côté d'Air France, l'incident du 29 novembre est présenté comme un non-événement et l'on évoque la possibilité d'une "surréaction" de la aprt de l'équipage. Quant aux enquêteurs du BEA, ils "regrettent de ne pas avoir les données du vol qui auraient apporté un nouvel éclairage sur ce qui a pu se produire sur le vol AF447".
23 mai 2012 à 18h15