6 septembre 2009 - 2 réactions
Les ministres des Finances du G20, réunis à Londres, sont parvenus à un compromis sur la limitation des bonus.
Les ministres des Finances des pays du G20, réunis hier à Londres, sont parvenus à s'entendre sur des règles mondiales encadrant les bonus des banquiers et sur la nécessité de maintenir les plans de relance massifs lancés l'an dernier, pour éviter toute nouvelle rechute. Un compromis qui satisfait dans un premier temps tout le monde : la France, car elle met le sujet à l'étude, les Anglo-Saxons, parce qu'elle ne fixe aucune date. Si les Français, qui avaient décrété un «haro sur les bonus» ne sont pas parvenus à obtenir leur plafonnement, ils ont toutefois obtenu que cette question ne soit pas totalement abandonnée, mais rééxaminée à l'occasion du sommet du G20 de Pittsburgh aux Etats-Unis, les 24 et 25septembre. Les règles adoptées, hier, pour encadrer les primes des banquiers prévoient leur étalement dans le temps avec la possibilité de ne pas les verser dans leur totalité en cas de mauvaise performance de la banque, selon le principe du «bonus-malus» déjà appliqué par la France. «La France va rester attentive et ça n'est pas la fin de l'histoire», a néanmoins prévenu la ministre de l'Economie Christine Lagarde. Les bonus ne peuvent pas «récompenser l'échec ou encourager des prises de risques inacceptables», car cela «offense le public», a déclaré de son côté le Premier ministre britannique, Gordon Brown.
