11 mars 2011 - 1 réactions
"Avec David Cameron, les Anglais et les Français, nous avons dit notre disponibilité" à une éventuelle action militaire, a déclaré Nicolas Sarkozy, en marge de la réunion extraordinaire sur le conflit en Libye. Mais le cavalier seul franco-britannique irrite de nombreux partenaires européens, à commencer par l'Allemagne.
La France et l'Angleterre parlent d'"actions ciblées purement défensives, au seul cas où Kadhafi ferait usage d'armes chimiques ou de l'aviation contre des populations qui manifestent sans violence". Ils y mettent toutefois plusieurs conditions : que les Nations unies le souhaitent, que la Ligue arabe l'accepte et que "les autorités libyennes que nous souhaitons voir reconnues le désirent".
Des pays européens en désaccord
L'allemagne riposte. La chancelière Angela Merkel a implicitement appelé Paris et Londres à ne pas semer la zizanie en Europe sur le sujet. "Je souhaite que nous envoyions aujourd'hui un signal d'unité, car diviser pour régner ne servirait qu'à Kadhafi", a-t-elle indiqué. Le ministre allemand des Affaires étrangères Guido Westerwelle a d'ailleurs ajouté : "Nous ne devrions pas nous laisser entraîner dans une guerre".
Le CNT aussi fait débat
La reconnaissance de l'opposition libyenne, le CNT (Conseil national de transition), créé le contentieux au sommet de l'UE. "Je conseille vivement de regarder de près si ces personnes qui disent représenter le peuple, parlent vraiment au nom du peuple", a déclaré Guido Westerwelle. Les pays européens veulent attendre ce que décideront les pays de la Ligue arabe, qui se réunissent demain au Caire.
Tous sont néanmoins tombés d'accord sur la décision de demander au colonel Kadhafi sa "démission immédiate". Par ailleurs, l'UE a annoncé qu'elle estimait "l'opposition à Benghazi [...] comme [étant] un interlocuteur politique légitime". A l'issue du sommet, David Cameron a également appelé à réfléchir à des sanctions pétrolières contre la Libye.
23 mai 2012 à 18h15