21 mai 2009
A deux semaines des élections européennes, Silvio Berlusconi se trouve à nouveau plongé dans une tempête politique. Les attendus d'un jugement, publiés cette semaine, le désignent comme le «corrupteur» de son ex-avocat britannique dans une affaire de faux témoignage datant des années 90. Mardi, Berlusconi a fait part de sa colère face à ce «énième jugement scandaleux» de «magistrats rouges» complices selon lui d'une opposition «déconfite» et d'une presse «qui devrait avoir honte».
«J'ai déjà dû faire face à 102 procès»
«J'ai déjà dû faire face à 102 procès et dépenser 200millions en frais d'avocats», a affirmé le Cavaliere qui a annoncé qu'il irait «devant le Parlement» pour «dire ce qu'il pense de ces magistrats». Le chef du gouvernement est accusé d'avoir versé 600.000dollars à David Mills, son ancien avocat, en échange de deux faux témoignages concernant des placements offshore de son empire financier Fininvest. Cette nouvelle affaire intervient seulement trois semaines après des déboires conjugaux qui se sont soldés par une demande de divorce de sa femme Veronica Lario, qui a lancé des accusations publiques sur le goût supposé de son mari pour les jeunes starlettes et même les jeunes filles mineures.
