19 septembre 2009
Pour la première fois depuis près de deux mois et demi, l'opposition iranienne est redescendue dans la rue. Officiellement pour afficher sa solidarité avec les Palestiniens. Au milieu d'un imposant dispositif policier, les manifestants portant des bracelets verts, couleur de la campagne électorale du chef de l'opposition, Moussavi, se sont rassemblés sur différentes places de Téhéran. Mais très vite les manifestations ont dégénéré. L'ex-président Mohammed Khatami a été agressé. Des partisans du régime, circulant à moto, ont arrêté et matraqué plusieurs manifestants, selon des témoins. La police a ensuite dispersé le rassemblement.
Nouvelle provocation d'Ahmadinejad
Ailleurs dans le pays, des Bassidjis, les membres de la milice islamique (ci-contre), ont attaqué des manifestants et des forces de l'ordre en civil ont arrêté des opposants. A Téhéran, les partisans du régime ont de leur côté scandé «Mort à l'Amérique» et «Mort à Israël», reprenant les slogans traditionnels de la Journée annuelle de Qods (Jérusalem) décrétée il y a 30 ans par l'imam Khomeiny, fondateur de la République islamique, pour soutenir les Palestiniens. A l'université de Téhéran, où se sont rassemblés les fidèles, Ahmadinejad a de nouveau qualifié l'Holocauste de «mythe» et affirmé qu'Israël était «sur le point de s'effondrer», provoquant l'ire de la Communauté internationale.
