19 octobre 2009
Trente-cinq personnes, dont plusieurs hauts commandants des Gardiens de la révolution, ont été tuées, hier, dans un attentat en Iran, revendiqué par des rebelles sunnites. Un groupe influencé par les Etats-Unis selon les autorités iraniennes.
Sept commandants des Gardiens de la révolution, dont plusieurs généraux et une trentaine d'autres personnes ont été tués, hier, dans un attentat suicide en Iran. Un acte meurtrier sans précédent dans ce pays. Téhéran a immédiatement dénoncé un acte «terroriste» et accusé les États-Unis malgré la revendication claire du groupe rebelle sunnite Joundallah. «Nous considérons que les derniers actes terroristes résultent de l'action des États-Unis et montrent l'animosité américaine à l'égard de notre pays», a accusé le président du Parlement, Ali Larijani. Les Gardiens de la révolution ont, eux, accusé «l'oppression mondiale (États-Unis et Grande-Bretagne) d'avoir provoqué les éléments à sa solde» pour commettre cet attentat. Les États-Unis ont condamné l'attentat, niant toute participation. Les accusations iraniennes contre les États-Unis interviennent alors que des experts iraniens, français, russes et américains doivent se retrouver aujourd'hui à Vienne pour parler du nucléaire iranien.
Une province peu sûre
La population iranienne, forte de 71millions d'habitants, est composée à plus de 90% de chiites, mais la province du Sistan-Balouchistan, située à la frontière avec le Pakistan et l'Afghanistan, abrite une forte minorité sunnite. Elle est considérée comme la province la moins sûre d'Iran en raison de la présence de rebelles mais aussi de trafiquants de drogue. Le groupe Joundallah (soldats de Dieu) est généralement accusé par les autorités iraniennes de mener de telles actions armées. Ce groupe a notamment revendiqué l'attentat suicide du 28mai qui a fait 25 morts dans une mosquée chiite de Zahedan.
