26 septembre 2009
Les Occidentaux ont accusé, hier, en marge du sommet du G-20, l'Iran d'avoir développé un site nucléaire secret. Les Etats-Unis, la Grande-Bretagne et la France ont demandé à l'Agence internationale de l'énergie atomique (AIEA) d'enquêter sur ce sujet. L'Iran, qui a toujours nié chercher à se doter de l'arme atomique, a confirmé l'existence de ce deuxième site, affirmant qu'il n'était «pas secret». A Vienne, l'Agence a admis avoir été informée le 21septembre de la construction de ce second centre, en plus de celui de Natanz. Selon Barack Obama, le problème de ce deuxième site est qu'il est «incompatible» avec le caractère civil du programme nucléaire iranien revendiqué par Téhéran. Les dirigeants français et britannique ont menacé de prendre des sanctions. Hier soir, Barack Obama a refusé d'écarter l'option militaire, tout en assurant privilégier la diplomatie. Selon un responsable français, le projet de Qom a été lancé il y a plus de quatre ans. Le site a une capacité de 3.000 centrifugeuses maximum, alors que celui de Natanz peut en abriter 40.000. Cette deuxième usine a «la bonne taille» pour produire assez d'uranium pour une arme nucléaire, selon un responsable américain.
