27 janvier 2012 Ã 15h10
La croyance chinoise pare les bébés qui naissent l'année du dragon de toutes les vertus. D'où un boom des naissances attendu en 2012 qui met les cliniques de Hong Kong au bord de la crise nerf... et engendre des risques pour les nouveau-nés comme leurs mamans. La raison ? Des dizaines de milliers de Chinoises du continent viennent accoucher dans l'ancienne colonie où leur futur enfant bénéficiera de certains privilèges. Et où elles échapperont au couperet de l'enfant unique.
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"Le système ne peut plus faire face. L'augmentation du personnel et des capacités d'accueil ne peut pas suivre la hausse de la demande. Il y a beaucoup trop de femmes enceintes qui viennent du continent pour accoucher à Hong Kong", se désole Cheung Tak Hong, chef du service obstétrique d'un hôpital public situé près de la frontière.
Une législation avantageuse
Car c'est bien de là, du côté du continent, qu'arrivent des dizaines de milliers de Chinoises qui tiennent à mettre leur enfant au monde à Hong Kong. Car naître à Hong Kong donne un statut spécial et envié : un enfant né sur ce territoire rétrocédé à la Chine en 1997 mais ayant conservé une semi-autonomie obtient automatiquement le droit d'y résider et d'y aller à l'école. De plus, cela permet d'échapper à la politique de l'enfant unique toujours en vigueur en Chine.
Boom des naissances
En 2011, près de la moitié des bébés nés à Hong Kong avaient une mère Chinoise du continent. A cause de ce phénomène, chaque année, les maternités doivent faire face à une pénurie de lits. Mais la situation va empirer. De 80.000 l'an dernier, le nombre de naissances devrait atteindre les 100.000 cette année, selon les prévisions des médecins.
La raison de ce baby boom ? L'année du dragon, qui a démarré lundi. Les enfants nés sous ce signe, qui ne revient que tous les 12 ans, sont parés de toutes les vertus, selon la croyance chinoise. D'où une augmentation des grossesses ces années-là. Ce qui va compliquer plus encore la situation dans les maternités de Hong Kong. Voire mettre des vies en danger.
Elles attendent le dernier moment pour accoucher aux urgences
En effet, en prévision de ce boom de naissances, les autorités de Hong Kong ont durci les conditions d'entrée dans l'ancienne colonie et restreint le nombre de lits prévus pour les Chinoises du continent dans les hôpitaux. Du coup, certaines femmes, une fois parvenues à Hong Kong, attendent alors le dernier moment pour aller aux urgences. Et, s'inquiète le Dr Cheung Tak Hong, mettent leur vie et celle de leur bébé en danger : "elles n'ont pas de place réservée, pas de dossier médical, nous ne les avons pas suivies et elles arrivent au dernier moment".
Pour le personnel médical de Hong Kong, l'année du dragon vire au cauchemar..
23 février 2012 à 08h06 - 1 réaction(s)
23 février 2012
23 février 2012