20 juin 2009
Des centaines d'ouvriers travaillant pour Total ont été licenciés, pour grève illégale. Un mouvement de solidarité dans le secteur a été entamé.
Plus de 600 ouvriers travaillant sur le chantier d'agrandissement de la raffinerie Total de Lindsey en Angleterre, ont été licenciés, jeudi, pour grève illégale. Après avoir au début évoqué autour de 900 licenciements, Total a précisé dans la journée que «seules» 647 lettres de licenciements avaient été envoyées. Le groupe pétrolier français a expliqué que ces licenciements faisaient suite à un mouvement de grève illégale entamé le 11juin par ces employés, en soutien à 51 de leurs collègues qui venaient d'être renvoyés alors qu'ils pensaient bénéficier d'une garantie d'emploi.
Downing Street soutient Total
Total a ajouté que les personnes renvoyées pourraient se porter candidats aux postes qu'ils viennent de perdre jusqu'à 16h, lundi, et qu'ils seraient réintégrés s'ils acceptaient de reprendre leur travail. «Nous espérons qu'ils nous appelleront, nous espérons qu'ils veulent retourner au travail et finir ce chantier», a déclaré Bob Emerson, responsable des ressources humaines. Mais les espoirs d'un dénouement du conflit avant le week-end ont été battus en brèche hier après-midi. L'Acas, un organisme de médiation, qui devait organiser une rencontre entre les ouvriers et les directions des entreprises concernées, a annoncé avoir échoué dans sa mission. Par solidarité, des centaines d'employés de plusieurs sites du secteur britannique de l'énergie se sont mis en grève hier, sans toutefois apparemment perturber la production et la distribution d'électricité ou d'essence. Le gouvernement a clairement condamné les grévistes et soutenu implicitement Total.
