23 février 2009
A Londres, la récession peut avoir des effets surprenants sur la vie familiale. Des divorcés ont en effet renegocié la pension alimentaire ou vivent carrément avec leur ancien conjoint! C'est le cas de Sara Carroll, 53 ans, qui a divorcé de son mari il y a neuf mois après 22 ans de mariage. Mais le couple, qui n'a pas obtenu le prix souhaité pour la vente de sa maison, vit toujours sous le même toit, avec ses deux filles. «Juste au moment où l'accord a été conclu et où nous l'avons mise sur le marché, la crise du crédit a commencé», explique Sara Carroll. «Alors nous attendons». Dans la région de Londres, les prix ont chuté de 16% en 2008, selon Halifax, le principal fournisseur de prêts immobiliers en Grande-Bretagne. Pour 2009, les prévisionnistes tablent sur une baisse équivalente. Les deux filles de Sara Carroll, âgées de 16 et 20 ans, avaient hâte de décorer la nouvelle maison. Au lieu de cela, il a fallu réaménager la maison afin que chacun des ex-époux ait sa propre chambre. Pour des raisons pratiques, ils continuent aussi à partager les courses et même les repas. «On se dit: "Qu'est-ce qu'on cuisine? Qu'est-ce qu'on regarde à la télé?" Et moi je pense: "Oh mon Dieu, on ne devrait même pas avoir cette conversation!"», confie Sara Carroll.
23 mai 2012 à 18h15