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G-20. Les pays émergents veulent faire entendre leur voix [Video]

26 septembre 2009

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Dans les nombreuses décisions que va prendre le G-20, il y en a une qui tient particulièrement à coeur aux pays émergents: la réforme du FMI où ils s'estiment sous-représentés. Un premier pas a été franchi hier soir.

Alors que le G-20 qui se réunissait pendant deux jours à Pittsburgh (Etats-Unis) annonçait, hier soir, s'être accordé sur des principes pour «rééquilibrer la croissance» de l'économie mondiale, les pays émergents, eux, n'avaient toujours qu'une seule chose en tête: la réforme du Fonds monétaire international (FMI). Car, si les 20 économies les plus importantes de la planète sont parvenues à se mettre d'accord pour renflouer les finances du FMI de manière spectaculaire, la répartition des droits de vote, elle, reste sujet à frictions.

Les Européens frileux

Le Fonds a réuni les 500milliards de dollars de ressources prêtables supplémentaires que le G-20 avait promis à son sommet de Londres en avril, mais il n'est toujours pas organisé d'une manière satisfaisante pour la plupart de ses 186 Etats membres, dont les pays émergents, qui s'estiment sous-représentés. Il y a consensus sur l'idée de changer une répartition où la Chine (3,7% des droits de vote) pèse nettement moins lourd que la France (4,9%) avec une économie une fois et demie plus grande, ou le Brésil (1,4%) moins que la Belgique (2,1%) avec une économie trois fois plus grande. Mais sur la méthode, les divergences sont profondes. Les Européens, accusés d'être sur-représentés, considèrent que le sujet devrait déjà être réglé. Ils privilégient une réforme adoptée par le FMI en avril2008, au bout de plus de trois ans de discussions, qui rééquilibrait considérablement ces droits de vote, notamment au profit de la Chine et du Brésil. Cette réforme n'a toujours pas pu entrer en vigueur, faute de ratifications par un nombre suffisant de parlements nationaux, dont... le brésilien.

Un premier accord

En marge d'une réunion des ministres des Finances du G-20 à Londres au début du mois, le Brésil, la Russie, l'Inde et la Chine avaient appelé à réduire la part des économies les plus développées de 57 à 50%, pour marquer une forme de parité. Les Etats-Unis ont proposé à Londres que les pays développés qui seraient sur-représentés - une façon de désigner les Européens sans les nommer - transmettent 5% de droits de vote aux sous-représentés, ce qui se ferait principalement au profit de Pékin. Une idée finalement adoptée hier soir. La nouvelle répartition des quote-parts restera toutefois à négocier, a précisé hier Dominique Strauss-Kahn.

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