12 octobre 2009
L'ancien président français Jacques Chirac (ci-contre à Ouagadougou) va lancer, aujourd'hui au Bénin, «l'appel de Cotonou», prélude à une campagne de mobilisation de sa Fondation contre les médicaments falsifiés, qui font chaque année des dizaines de milliers de morts. L'Afrique semble le continent le plus touché par ce trafic. «Le trafic des faux médicaments est un véritable scandale. Imaginez qu'en Afrique, ce sont 30% des médicaments qui sont faux ou sous-dosés. Quand on sait que 70% des médicaments antipaludiques sont des faux, on ne peut pas rester les bras croisés!», martèle l'ancien chef de l'Etat, qui ajoute: «Aujourd'hui, je pense que la mobilisation des ONG et des Fondations peut être déterminante.» L'appel vise à inciter des responsables politiques du monde entier à se mobiliser contre ce trafic, qui, selon l'Organisation mondiale de la santé, correspondrait à 10% du marché pharmaceutique mondial, soit quelque 45milliards d'euros. «Plus qu'un enjeu, c'est une urgence de santé publique», insiste Jacques Chirac, nous avons besoin d'une base juridique pour agir. C'est pourquoi, avec l'Appel de Cotonou, je propose la tenue d'une conférence internationale sur le sujet, dès l'an prochain. Il s'agit d'aboutir rapidement à une convention d'interdiction qui devra être signée et ratifiée par le plus grand nombre d'Etats. Il faudra ensuite que des ONG de patients, de médecins, de pharmaciens exercent, dans chaque pays, et en réseau, une pression pour que la convention soit appliquée.»
Bellevue. Solidarité. Mission accomplie au Burkina