21 novembre 2009
Le chantier de démantèlement de l'ex-Clemenceau suit son cours dans le nord-est de l'Angleterre, à Hartlepool, par le chantier AbleUK. Sur le site officiel de l'entreprise anglaise, il est indiqué que 55% de l'amiante identifiée à l'intérieur du porte-avions ont déjà été extraits et que la fin du chantier est prévue pour l'été 2010; deux données relayées par le service de communication de la marine française. Un pourcentage d'amiante traitée difficile à étayer puisque personne ne sait précisément la quantité contenue dans le bateau (la justice ne s'étant jamais prononcée sur le sujet). Une prévision de fin de chantier à prendre également avec précaution quand on sait qu'Able devait assécher son bassin de 10hectares en huit semaines (six mois de travaux en réalité) et que son directeur, Peter Stephenson, avait annoncé, le jour de l'arrivée de la coque, avec une assurance qui en avait surpris plus d'un, la fin du chantier pour le début de l'année 2010.
La peur d'être espionné
A noter qu'une association brestoise (AE2D), conviée à se rendre à ses frais sur le site de démantèlement par la marine et le chantier anglais, vient de renoncer à l'invitation. Pendant que l'envoyé spécial d'une autre association, Morglaz, était refusé par la société anglaise, estimant que ce spécialiste français du démantèlement représentait un risque pour ses intérêts industriels (concurrent potentiel). Les bénévoles brestois pensaient pourtant bien faire en envoyant un professionnel capable d'évaluer précisément la qualité du chantier.
