1 juin 2009
Le PS, très solide dans l'Ouest aux derniers grands scrutins, n'espère guère plus que limiter les pertes aux européennes dans la circonscription Ouest, loin de l'excellent score de 2004.
Cette année-là, la liste PS menée par le Finistérien Bernard Poignant avait décroché 30,92% des voix et cinq des dix sièges en lice, l'UMP menée par Roselyne Bachelot devant se contenter de 14,81% des voix et de deux sièges.
"Le contexte économique était différent, on sortait des régionales avec une dynamique à gauche très forte. Et il n'y avait pas cette dispersion des voix à gauche", analyse Bernadette Vergnaud, proche de Ségolène Royal et tête de liste socialiste dans la circonscription Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes).
Neuf sièges à pourvoir
Cette année, alors qu'il n'y a plus que neuf sièges à pourvoir, le PS pourrait ne plus décrocher que trois élus, son électorat grignoté par l'abstention et une possible dispersion des voix sur les listes NPA, Front de gauche, Europe Ecologie et MoDem.
Le Front de gauche, mené par l'économiste Jacques Généreux, ex-PS, veut avant tout faire un score "politiquement significatif", comme le NPA emmené par la Bretonne Laurence de Bouard, qui redoute l'abstention de son électorat traditionnel (jeunes et ouvriers).
Des attentes modestes
La liste Europe Ecologie, emmenée par Yannick Jadot, ex-directeur des campagnes de Greenpeace France, compte sur un député, comme les Verts en 2004, et caresse le rêve d'un deuxième siège. Le MoDem affiche également son ambition en espérant faire mieux que l'UDF en 2004 (un seul élu, le général Philippe Morillon), selon Sylvie Goulard, tête de liste du parti de François Bayrou.
La jeune femme n'est pas connue des électeurs de l'Ouest, mais son deuxième de liste, Bruno Joncour, est solidement installé dans sa mairie de Saint-Brieuc. A droite, l'UMP compte décrocher un troisième siège de député européen, bien que Nicolas Sarkozy soit arrivé derrière Ségolène Royal à la présidentielle de 2007 sur l'ensemble des trois régions et que la Bretagne soit devenue un véritable point faible du parti de droite.
De Villiers cmpte sur la Vendée
La tête de liste, le jeune président du conseil général du Maine-et-Loire Christophe Béchu, table notamment sur le fait que cette année, il n'y a pas de candidature dissidente à droite. Le président du MPF Philippe de Villiers, député sortant et tête de liste Libertas, compte sur son inexpugnable citadelle vendéenne et ses quelques bons appuis dans l'Ouest pour retrouver son siège, en faisant remarquer qu'en 2004, sa liste avait "raté le deuxième siège à quelques dizaines de voix près".
Parmi les 20 listes en présence dans l'Ouest, on compte également LO, Communistes (DVG), Alliance écologiste indépendante (ECO), Europe décroissance (ECO), Voix de la Bretagne en Europe (REG), Europe Démocratie Espéranto (DIV), Newseuropeans (DIV), Union des gens (DIV), Rassemblement pour l'initiative citoyenne (DIV), DLR, Alternative libérale (DVD), Alliance royale (DVD), FN.
Lorient ville. PS. Les militants votent pour leur tête de liste aux Régionales