letelegramme.fr

 

Rechercher

Edith Bouvier. Incertitude autour du sort de la journaliste

28 février 2012 - 7 réactions

  • Réduire le texte
  • Réduire le texte
  • Agrandir le texte
  • Agrandir le texte
  • Imprimer cet article

Nicolas Sarkozy l'avait annoncé au Liban cet après-midi. Finalement, Edith Bouvier serait toujours en Syrie, selon Le Figaro. La journaliste française, blessée lors d'un bombardement au cours duquel la journaliste du "Sunday Times" Marie Colvin, ainsi que le photographe français Rémi Ochlik avaient été tués, n'aurait pas été évacuée de la ville syrienne de Homs dans la nuit de lundi à mardi comme Paul Conroy. Le photographe britannique est lui bien arrivé au Liban, selon ses parents et le Sunday Times pour lequel il collaborait.

Lire également :
Tous nos articles sur la Syrie

L'incertitude régnait toujours ce mardi soir autour du sort de la journaliste française Edith Bouvier, blessée à Homs
(Syrie) le 22 février, dont le président Nicolas Sarkozy a confirmé dans un premier temps l'évacuation au Liban avant de revenir sur ses propos un peu plus tard. "Il n'est pas confirmé qu'elle est aujourd'hui en sécurité au Liban. Les
communications sont très difficiles avec Homs", a déclaré en début de soirée à la presse le chef de l'Etat, en évoquant, en marge d'un déplacement à Montpellier, une situation "imprécise" et "complexe".

Deux heures plus tôt, le président de la République s'était dit "heureux que ce cauchemar prenne fin", confirmant une arrivée de la journaliste au Liban. "Il est faux de dire qu'elle est "saine et sauve au Liban"", a indiqué à la direction du Figaro, ajoutant tenir ces informations de sources diplomatiques tant à Beyrouth qu'à Paris. "Nous n'avons pas de confirmation sur sa situation, a-t-on ajouté au quotidien, où on est "dans l'attente de nouvelles".


Le photographe Paul Conroy "en sécurité au Liban"
Ce matin, on apprenait que le photographe britannique Paul Conroy avait été évacué au Liban dans la nuit de lundi à mardi, via un passage frontalier illégal, exfiltré par des militants de Homs. Le père du photographe a dit à des médias britanniques que son fils avait effectivement pu être évacué vers le Liban, selon lemonde.fr. "On vient d'apprendre la nouvelle de Beyrouth. Je l'ai eu au téléphone", a déclaré Les Conroy. Il a précisé peu après que son épouse avait pu parler à leur fils rescapé, et qu'elle avait trouvé qu'il avait "un très bon moral".

"Le Sunday Times peut confirmer que le photographe Paul Conroy est en sécurité au Liban. Il va bien et a bon moral", a, par ailleurs, dit le porte-parole du journal dans un communiqué.

  • J.B. avec l'AFP.

Après l'espoir, la consternation dans la pharmacie des parents d'Edith Bouvier

L'espoir a fait place à la consternation, ce mardi, dans la pharmacie parisienne des parents d'Edith Bouvier, au fil des informations contradictoires données par le président de la République sur l'évacuation de la journaliste au Liban.

Les parents de la jeune journaliste ne sont plus revenus travailler depuis samedi, ont raconté les trois salariés, qui disent vivre dans la tension et l'inquiétude depuis le bombardement qui a blessé Edith Bouvier, le 22 février à Homs. "C'est incroyable qu'on puisse diffuser de fausses informations sur un tel sujet", a déclaré un employé proche de la famille, qui souhaite rester anonyme et qui a vu grandir la journaliste.

Dans l'après-midi, alors qu'une grande incertitude régnait, une voisine et proche de la famille, qui regardait la télévision, est arrivée en trombe dans la pharmacie, pour dire que Nicolas Sarkozy venait d'annoncer qu'Edith était en sécurité au Liban. Les employés appellent aussitôt les parents, qui ne sont pas au courant et expriment leur incrédulité, sachant qu'ils viennent de parler avec des responsables du ministère des Affaires étrangères, qui n'en ont pas fait état. Le père d'Edith rappelle pour dire que ce n'était pas confirmé. Un peu plus tard, Nicolas Sarkozy précise qu'"il n'est pas confirmé qu'elle est aujourd'hui en sécurité au Liban", tandis que la direction du Figaro, qui emploie la jeune femme, indiquait qu'elle était toujours en Syrie.

En contact téléphonique permanent avec ses patrons, l'employé culpabilise: "Finalement, c'est moi qui lui ai annoncé à chaque fois les mauvaises nouvelles". Selon lui, "on a senti une lueur d'espoir" dans la voix du père, après la première annonce de Nicolas Sarkozy. Mais au deuxième coup de fil, sa voix "a sombré", a-t-il raconté. "Jouer comme ça avec les sentiments!", déplore Liliane, la voisine porteuse de la fausse bonne nouvelle, qui ne veut pas dire son nom. "Je ne l'accuse pas le pauvre. Il est en déplacement. Il a pris l'information au premier chef. Il aurait dû être plus prudent".

Paris appelle la Chine et La Russie à accepter une résolution de l'Onu

 
Exportez cet article
Activer mon accès abonné S'abonner au Télégramme

7 réactions

  • Papachef
    Bravo
    Un journaliste est blessé et le monde entier est au courant ! Et pour tous les autres ? La pauvre elle appelle "maman" maintenant. Bravo
    Ajouté le 28 février 2012 à 20h37
  • Maël
    "Amateurisme"...
    Alors , elle est sauvée , oui ou non??? Qui donc nous parlait d'amateurisme??? Un président démenti par son conseiller...
    Ajouté le 28 février 2012 à 18h14
  • pouicpouic
    si j'aurais su
    j'aurais pas venu
    Ajouté le 28 février 2012 à 17h26
  • Bretagne
    journalistes
    Moi je lui dis bravo à cette femme courageuse, ainsi qu'à l'ensemble de la profession d'ailleurs, heureusement qu'il existe des gens comme eux qui se n'hésitent pas à se mettre en danger pour nous faire savoir ce qui se passe dans ces endroits où il y a la guerre ou des révolutions, sans eux nous n'aurions pas ces informations!
    Ajouté le 28 février 2012 à 16h31
  • breizarmor
    n'ont pas autant de quoi ???
    je ne comprends pas le sens de votre intervention ?? ..
    Ajouté le 28 février 2012 à 16h16
  • CORENTIN
    Heureux pour elle
    mais qu'à l'avenir elle évite de se mettre dans de pareilles galères.
    Ajouté le 28 février 2012 à 16h10
  • Cheun
    Qu'on m'explique ...
    ... pourquoi tant d'individus réclament le retrait des troupes françaises, composées de militaires professionnels engagés, des zones de conflits et n'en font pas autant lorsqu'il s'agit de journalistes.
    Ajouté le 28 février 2012 à 11h38

Dans la même rubrique

Appli iPhone Android Le Télégramme

Nouveau Forfait illimité Le Télégramme Mobile
Association pour le contrôle et la diffusion des médias

Presse régionale

Mentions légales - CGU - CGV - Contact - N°ISSN 2102-6785

Les sites du groupe Télégramme:

L'actualité en Bretagne avec Le Télégramme | L'actualité des PME avec Le Journal des Entreprises | Les outils pour dirigeants avec NetPME | Emploi avec RegionsJob | Bateaux d'occasion avec Magnautic.com | L'immobilier en vidéo avec Immo-Ouest.com | Location de vacances avec Bretagne.com | Toute l'actualité maritime avec Mer et Marine | Le Télégramme recrute | Forfait mobile avec Le Télégramme Mobile | Modèles de lettres

Les sites de Pen Duick :

Route du Rhum – La Banque Postale | Transat AG2R LA MONDIALE | Transat Bénodet-Martinique