16 juin 2009
Le discours du Premier ministre israélien est un «premier pas insuffisant» selon les Européens.
«Un important pas en avant», s'est félicité le président américain Barack Obama dimanche peu après le discours, dans lequel le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, a accepté le principe d'un Etat palestinien tout en posant des conditions draconiennes. Mais les Européens se sont montrés plus nuancés. Ils ont estimé, hier, que Benjamin Netanyahu avait fait, en parlant d'Etat palestinien, un «premier pas», mais que celui-ci était insuffisant. «Aboutir à la paix impose d'aller bien au-delà , sans poser de préalable à la négociation», a souligné le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner.
Les Palestiniens rejettent les conditions d'Israël
Le Premier ministre israélien a exclu dimanche un gel de la colonisation israélienne, un retrait de la partie arabe occupée de Jérusalem et un retour des réfugiés palestiniens poussés à l'exode lors de la création d'Israël en 1948. Il a posé comme condition à un futur Etat palestinien sa démilitarisation ainsi que la reconnaissance par la direction palestinienne d'Israël comme Etat du peuple juif. Des conditions immédiatement rejetées par les Palestiniens, tandis que pour le président égyptien Hosni Moubarak, «l'appel à reconnaître Israël en tant qu'Etat juif complique davantage les choses et ruine les possibilités de paix».
