26 mai 2010
La Corée du Nord a décidé, hier, de rompre ses relations et d'abroger l'accord de non-agression avec la Corée du Sud, qu'elle a menacée d'une «guerre totale» si de nouvelles sanctions lui étaient imposées. Pyongyang affirme que sa mise en cause par la Corée du Sud dans le naufrage, le 26 mars, de la corvette Cheonan, qui a fait 46morts parmi les marins sud-coréens, équivaut à une déclaration de guerre. Le personnel sud-coréen travaillant dans le complexe industriel de Kaesong, situé au nord de la ligne de démarcation, mais financé par Séoul, doit être expulsé. De plus, l'armée nord-coréenne a par ailleurs accusé la marine sud-coréenne d'avoir fait pénétrer des dizaines de navires dans ses eaux territoriales depuis dix jours, menaçant de nouveau le Sud de représailles militaires. Séoul a dementi.
Pressions sur la Chine
Sur le plan diplomatique, la Chine, où se déroulait le deuxième «Dialogue stratégique et économique» avec les Américains, a fait des concessions de pure forme en soulignant qu'elle était «prête à travailler avec les Etats-Unis et d'autres parties» en vue d'apaiser les tensions dans la péninsule coréenne. Washington et Séoul tentent, notamment, d'obtenir l'appui de Pékin pour imposer des sanctions, à l'Onu, à la Corée du Nord.
23 mai 2012 à 18h15