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Crash aux Comores. Le signal des balises détecté

6 juillet 2009

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Hier, les balises des enregistreurs de vol de l'Airbus A310, qui s'est abîmé au large des Comores, ont été détectées. Retrouver les boîtes noires de l'appareil est essentiel pour déterminer les causes de l'accident.

«Les enquêteurs du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) ont détecté le signal des balises des enregistreurs de bord» de l'Airbus A310 de la Yemenia, a affirmé hier l'enquêteur principal comorien Ali Abdou Mohamed. Une annonce confirmée par le BEA, organisme officiel français qui aide les responsables comoriens.

Un navire brestois attendu sur zone

Selon le directeur général de l'Agence nationale de l'aviation civile et de la météorologie (ANACM), Abdou Saïd Madi, l'épave pourrait se trouver «entre 5 et 600 mètres de profondeur», ce qui laisse penser qu'un sous-marin sera nécessaire pour accéder à l'épave. «La France a décidé de faire venir un bateau hydrographique, le Beautemps-Beauprès basé à Brest, qui était en mission dans la Corne de l'Afrique, afin de déterminer de manière beaucoup plus précise la profondeur des balises et du fond», a indiqué le Capitaine de corvette Christophe Levivier. De la taille d'un gros tube d'aspirine, les balises émettent sous l'eau un signal acoustique pendant au moins 30 jours, facilitant leur localisation. Les boîtes noires, en réalité de couleur orange, qui leur sont normalement reliées, ont des fonctions bien distinctes. Le DFDR (digital flight data recorder) contient l'enregistrement seconde par seconde sous forme numérique de tous les paramètres de vol de l'avion (vitesse, altitude, trajectoire...). De taille un peu plus réduite, le CVR (cockpit voice recorder) comprend les conversations mais aussi tous les sons et annonces entendus dans le cockpit.

Une résistance à toute épreuve

La mémoire proprement dite est protégée par un boîtier blindé qui peut résister à une immersion d'un mois à 6.000 mètres de profondeur, à un incendie d'une heure à 1.100 degrés centigrades ou à des forces d'écrasement d'environ 2,2 tonnes. L'analyse des boîtes noires permet dans 90% des cas de déterminer les causes d'un accident.

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