5 juillet 2009
Sans surprise, la junte birmane a mis son veto à une entrevue entre le secrétaire général de l'Onu et Aung San Suu Kyi.
«Je suis profondément déçu. C'est un revers pour la communauté internationale et une occasion manquée pour les autorités birmanes», commentait hier Ban Ki-moon, le secrétaire général de l'Onu qui ne rencontrera pas l'opposante birmane. Cette fin de non-recevoir lui a été opposée lors d'une entrevue, hier matin, avec le généralissime Than Shwe. La junte a invoqué le fait que Aung San Suu Kyi faisait actuellement l'objet d'un procès. La figure de proue de l'opposition est en effet incarcérée depuis la mi-mai pour violation supposée des règles de son assignation à résidence, en recevant un Américain.
Ecarter Aung San Suu Kyi
Son procès reprendra le 10juillet prochain. Elle est passible de cinq ans de prison, ce qui l'écarterait du paysage politique alors que des élections seront organisées l'année prochaine par le régime militaire. C'est un échec pour Ban Ki-moon qui était venu en Birmanie dans l'espoir de faire bouger les choses sur les plans politique et des libertés, au risque de voir son prestige terni en cas d'échec face aux généraux qui gouvernent le pays, un des plus fermés du monde. Devant les diplomates, il a toutefois appelé la junte a à organiser de véritables élections démocratiques l'année prochaine.
