25 mars 2009
Lacoste qui s'engage à protéger les espèces menacées de crocodiles. MAAF Assurances qui fait de même pour les dauphins, l'animal qui leur sert de logo. Deux initiatives qui ont inspiré la campagne internationale «Save your logo». L'idée est simple:impliquer les marques utilisant un animal pour leur logo dans le financement d'actions de préservation d'espèces menacées. L'initiative est lancée par le Fonds pour l'environnement mondial (FEM), la Banque mondiale et l'Union internationale pour la conservation pour la nature (UICN). «Les entreprises qui ont pu profiter de l'image positive de ces animaux ont ainsi l'occasion de leur manifester leur reconnaissance», explique Jean-Louis Borloo, ministre français du Développement durable, qui soutient le projet.
Jaguar, Puma, Esso...
Des centaines d'entreprises sont potentiellement concernées. Les exemples abondent: Jaguar, Puma, Peugeot avec le lion, Esso avec le tigre, le chocolat Côte-d'or avec l'éléphant, etc. Concrètement, les entreprises versent leurs dons (1,5million d'euros sur trois ans) à un fonds «Save your logo», hébergé par la Banque mondiale qui l'abondera à hauteur de 33% des versements effectués. Les entreprises peuvent bénéficier d'une réduction de l'impôt sur les sociétés à hauteur de 60% du don dans la limite de 0,5% du chiffre d'affaires annuel. Les particuliers peuvent également contribuer avec des dons en faveur de la biodiversité en général. Ils bénéficient d'une réduction d'impôt sur le revenu à hauteur de 66% du don dans la limite de 20% du revenu imposable annuel. Selon la liste rouge de l'UICN, au moins un oiseau sur huit, un mammifère sur quatre et un amphibien sur trois sont menacés. L'argent de Lacoste pourra ainsi profiter au crocodile de l'Orénoque, au gavial du Gange ou à l'alligator de Chine, entre autres espèces de sauriens menacées. Parmi les dauphins, ceux des fleuves d'eau douce - le Mékong, au Cambodge, le Gange, en Inde, ou le Yang Tsé, en Chine, sont particulièrement menacés.
Possibilité de parrainer les «orphelins»
Mais de nombreuses autres espèces en danger «n'ont pas la chance de faire l'objet d'un logo», a fait remarquer Jean-Louis Borloo. Aussi, a-t-il ajouté, «si des entreprises souhaitent adopter un de ces orphelins de la biodiversité, nous pouvons leur faire des propositions d'adoption».
23 mai 2012 à 18h15