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Atoll de Clipperton.  Le chimiquier toujours échoué

1 mars 2010 à 14h20

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Le chimiquier échoué depuis le 10 février sur l’atoll de Clipperton, à 1.280 km à l’Ouest du Mexique, n’a toujours pas été dégagé par les cinq remorqueurs qui tentent de l’ôter de ce mauvais pas.

Pas de pollution pour le moment mais le pire est à craindre si le navire reste trop longtemps dans cette position et surtout si le mauvais temps complique les opérations de remorquage. La coque repose sur 97 m, soit plus de la moitié de la longueur totale du navire (170 m). Transportant 22.500 t de produits divers, on craint que les efforts exercés sur la coque ne finissent par la briser en deux. Pour le moment, le chimiquier double-coque de construction récente tient le coup, mais il devient urgent de pomper une partie de sa cargaison afin de soulager son porte-à-faux et faciliter la tache des remorqueurs.

15 m gagnés

Le navire battant pavillon maltais transporte, dans le détail, 10.500 t de xylène, un produit toxique et inflammable, 6.000 t de suif et 6.000 t de soja. L’association de vigilance Robin des Bois rappelle que «<TH>L’huile végétale est considérée comme un polluant marin non toxique. <TH>Toutefois, son déversement massif entraînerait l’engluage du littoral et des oiseaux ce qui serait particulièrement dommageable pour la colonie de fous masqués de l’île<TH>».
A la faveur de conditions météorologiques et de coefficients de marée favorables, les remorqueurs ont réussi à désengager le Sichem Osprey d’une quinzaine de mètres la semaine dernière. Des navires de pompage et de transfert de la cargaison sont attendus dans les prochains jours pour alléger le navire <TH>» rapporte l’autorité du haut commissariat basé à Papeete.

A 16 noeuds sur l’atoll

Sur place, un officier de police judiciaire embarqué sur la frégate française le Courbet, a débuté les auditions du capitaine et de son équipage. En fin de semaine dernière, les raisons de l’échouement n’étaient toujours pas établies. On sait seulement que le navire s’est échoué à la vitesse de croisière de 16 noeuds (30 km/h), qu’une erreur ou qu’un défaut de veille manifeste en passerelle est à l’origine de cette mauvaise passe.

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