20 janvier 2013 - 12 réactions
18H10. Le Drian qualifie d'"acte de guerre" la prise d'otages
"Ce qui me frappe le plus, on dit prise d'otages, mais quand il y a autant de monde concerné, je pense que c'est un acte de guerre", a déclaré le ministre de la Défense lors de l'émission" C'Politique" sur France 5.
17H20. 5 assaillants arrêtés à l'usine, 3 en fuite (média)
Les forces spéciales algériennes ont arrêté cinq assaillants dans l'usine gazière, tandis que trois autres étaient en fuite, a rapporté la chaîne privée algérienne Ennahar. Les forces spéciales continuaient à ratisser le complexe où elles avaient donné l'assaut final samedi.
13H00. Neuf otages japonais exécutés par les islamistes (témoins)
Neuf Japonais ont été exécutés dès mercredi par les islamistes selon deux otages algériens témoins de la scène.
12H40. 25 corps d'otages découverts dans le site gazier (média)
Vingt-cinq corps d'otages ont été découverts ce dimanche par les forces spéciales algériennes qui sécurisaient le site gazier selon la télévision privée algérienne Ennahar. Interrogé par l'AFP, son patron Anis Rahmani a précisé qu'il s'agissait "des corps de 25 otages", citant une source sécuritaire.
Alger avait fait état samedi de la mort de 23 personnes dans l'attaque, outre 32 assaillants tués par l'armée.
10H35. Fabius: "Face au terrorisme, il faut être implacable"
Le ministre des Affaires étrangères, a déclaré que "face au terrorisme, il faut être implacable". "Ce sont des tueurs, ils pillent, ils violent, ils saccagent", a affirmé Laurent Fabius sur Europe 1, interrogé sur la prise d'otages sanglante sur le site gazier en Algérie.
Il s'est dit "heurté" "qu'on ait le sentiment" que "ce sont les Algériens qui sont mis en cause, alors que ce sont les terroristes" qui doivent l'être. "Aucune impunité pour les terroristes", a-t-il dit.
10H15. 3 Britanniques et 1 résident au Royaume-Uni tués, 3 sûrement morts (Cameron)
Trois Britanniques et une personne résidant au Royaume-Uni ont été tués dans la prise d'otages sur un site gazier en Algérie et trois autres ressortissants britanniques sont probablement morts, a annoncé le Premier ministre David Cameron.
10H00. Le bilan risque d'être revu à la hausse (ministre algérien)
"Je crains fort, hélas, que ce bilan (23 otages tués, NDLR) ne soit revu à la hause", a averti le ministre algérien de la Communication sur la radio publique Chaîne 3, alors que plusieurs pays ont indiqué que des ressortissants employés dans ce complexe étaient toujours manquants.
> La situation à 6 h ce dimanche matin
Selon un bilan provisoire du ministère de l'Intérieur, les forces spéciales qui avaient lancé jeudi leur opération ont pu "libérer 685 employés algériens et 107 étrangers". Elles ont aussi abattu 32 ravisseurs, membres du groupe "Signataires par le sang" de l'Algérien Moktar Belmokhtar.
> Le récit de l'assaut final, par France 2
Pas de précisions sur la nationalité des otages tués
Outre les 21 otages morts durant leur capture, deux personnes -un Algérien et un Britannique- ont été tuées dans une attaque menée contre un bus transportant des employés du site par ce même groupe juste avant le début de la prise d'otages.
La nationalité des 21 morts n'a pas été précisée par le ministère. Parmi les otages figuraient des Occidentaux et des Asiatiques.
Selon la télévision publique algérienne, citant de "hauts responsables militaires", les preneurs d'otages étaient de "nationalité libyenne, néerlandaise, tunisienne, syrienne, égyptienne, malienne, yéménite et canadienne".
Hollande : "les réponses" les "plus adaptées"
Alors que des pays occidentaux se sont inquiétés de l'opération algérienne, le président français François Hollande a estimé que l'Algérie avait eu "les réponses" les "plus adaptées" car "il ne pouvait y avoir de négociation" avec les preneurs d'otages.
Samedi, le président américain Barack Obama, s'exprimant pour la première fois depuis le début de cette crise, a estimé que les "terroristes" islamistes étaient les responsables de la mort des otages. "La responsabilité de cette tragédie revient aux terroristes qui en sont à l'origine, et les Etats-Unis condamnent leurs actions de la façon la plus forte", a estimé M. Obama.
Les ravisseurs avaient affirmé que leur prise d'otages avait été menée notamment en représailles à l'intervention militaire française au Mali qui a bénéficié d'un soutien logistique d'Alger.
L'assaut final, qui a mis fin à l'une des plus spectaculaires prises d'otages internationales des 10 dernières années, a été donné en milieu de matinée. "L'armée a abattu 11 terroristes et le groupe terroriste a assassiné sept otages étrangers", a précisé la télévision d'Etat.
Un Français parmi les victimes
Parmi les otages confirmés morts jusqu'à vendredi par leurs pays figurent notamment des ressortissants de France, des Etats-Unis, de Roumanie et de Grande-Bretagne.
Londres a indiqué que six Britanniques étaient morts ou portés disparus, alors que le groupe pétrolier norvégien Statoil, qui gère le site d'In Amenas avec le Britannique BP et l'Algérien Sonatrach, a fait état de cinq Norvégiens manquants.
Dix Japonais étaient toujours portés manquants plusieurs heures après l'assaut final, a annoncé dimanche leur employeur nippon.
La chaîne américaine NBC a indiqué que le sort de deux Américains restait inconnu.
Des terroristes venus du Niger ?
D'après des "sources jihadistes" citées par l'agence mauritanienne ANI, le commando était dirigé par Abdelrahmane, dit "le Nigérien", et était composé d'une quarantaine de personnes venues du Niger.
Selon ces sources, Belmokhtar proposait à Paris et Alger de négocier pour "l'arrêt de la guerre livrée par la France" au Mali. Il voulait aussi "échanger les otages américains" contre l'Egyptien Omar Abdel-Rahman et la Pakistanaise Aafia Siddiqui, emprisonnés aux Etats-Unis pour terrorisme.
Menaces sur les otages avant l'assaut de l'armée
Dans un message audio enregistré dès jeudi soir, et diffusé samedi par l'agence ANI, Abdelrahmane avait prévenu que les derniers otages seraient tués si l'armée algérienne s'approchait trop près du site. "Certains otages sont encore vivants et ils sont retenus par certains de nos frères dans le site gazier", avait-il déclaré, selon une traduction du SITE, le centre américain de surveillance de sites islamistes. "Par Allah, on les fera exploser si l'armée algérienne se rapproche de nous".
Des otages "enveloppés d'explosifs"
Plusieurs des rescapés ont raconté leur calvaire. Selon l'épouse d'un Philippin blessé, Ruben Andrada, les otages ont été enveloppés d'explosifs et installés dans des camions piégés. "Ils lui ont mis une bombe sur lui, comme un collier", a dit Edelyn Andrada. "Heureusement, elle n'a pas fonctionné. Les bombes dans les autres véhicules ont été déclenchées et des gens sont morts".
Des terroristes dotés "d'un arsenal de guerre"
Face aux critiques étrangères sur la façon dont a été mené l'assaut, une source gouvernementale algérienne a estimé qu'il avait été mené dans des conditions "extrêmement complexes", et avait évité un "véritable désastre". Elle a expliqué que le groupe était doté d'un arsenal de guerre constitué de missiles, lance-roquettes, grenades, fusils-mitrailleurs et fusils d'assaut.
Opération déminage
Une opération de déminage des installations de l'usine de gaz, où étaient retenus les derniers otages, est en cours, a annoncé Sonatrach. "L'usine a été minée dans le but de la faire exploser".
24 mai 2013 à 09h17