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Air France. Escale à Damas : une quête improvisée à bord pour payer le kérosène !

17 août 2012 - 2 réactions

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L'éprouvant voyage des 174 passagers du vol Air France Paris-Beyrouth, dérouté vers Damas puis vers Chypre, le mercredi 15 août pour échapper à des manifestations au Liban, s'est finalement achevé jeudi soir à Beyrouth. A leur arrivée, les voyageurs ont pu notamment raconter leur curieuse escale dans la capitale syrienne et la très inattendue quête organisée à bord pour payer le plein de kérosène !   
> Un vol Paris-Beyrouth dérouté vers Damas

 

Les 174 passagers du vol Air France Paris-Beyrouth n'oublieront pas de sitôt leur voyage du mercredi 15 août 2012 en direction de la capitale libanaise.

Alors qu'il se dirigeait vers Beyrouth, l'avion a été dérouté en raison de manifestations organisées à proximité de l'aéroport libanais. Et pas vers n'importe quel autre aéroport. Vers celui de Damas en Syrie, situé à seulement 80 km de Beyrouth, qui a accepté cette escale forcée.

17.000 dollars pour faire le plein de kérosène
Et là, oh surprise. Une quête a été organisée par le personnel de bord pour collecter les 17.000 dollars nécessaires pour faire le plein de kérosène, rapporte Europe 1. Cette collecte, qui a abouti comme l'a rapportée une passagère au micro de France Info, n'aura finalement pas été nécessaire. La compagnie, qui ne dessert plus l'aéroport de Damas en raison du conflit syrien, ayant trouvé un accord avec les autorités aéroportuaires locales. 



Au final, cette escale, rideaux fermés et sous haute surveillance militaire, aura duré deux heures. L'appareil a pu ensuite redécoller en direction de Chypre, puis de Beyrouth où il a enfin atterri jeudi à 17 h 39 après 20 heures d'un périlleux voyage. 

 

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2 réactions

  • jeanot
    En toute humanité
    Le titre insinue en somme que les autorités syriennes se seraient montrées odieuses. Alors rétablissons les faits. Lorsque l'avion s'est trouvé dans l'impossibilité de se poser à Beyrouth pour cause de manifestation sur la piste, le pilote a d'abord demandé à atterrir sur l'aéroport d'Amman en Jordanie. Or il y a eu refus des autorités jordaniennes au prétexte officiel d'encombrement des couloirs aériens. Or un avion à court de carburant, c'était le cas, est prioritaire et l'affaire devait être résolue en 10 minutes. Il faudrait s'interroger sur l'attitude de l'autorité aéroportuaire d'Amman et l'Organisation de l'Aviation civile se devrait d'engager une enquête. L'avion avait encore la possibilité de se détourner sur Israël, c'était à dix minutes de vol. Pourquoi ne l'a-t-il pas demandé ? En définitive, le pilote a donc fait le choix de la Syrie qui aurait été fondée à lui refuser l'atterrissage puisque le pays a été mis sur "liste noire" par les compagnies occidentales. Les autorités n'en ont rien fait et ont autorisé l'appareil à atterrir. Et contrairement à ce qui est dit, c'est uniquement parce que le commandant de bord craignait que l'aéroport ne le ravitaille pas puisqu'il était "hors la loi" par le fait du boycottage de la Syrie via l'Occident, qu'il a songé à un paiement en "cash" pour contourner toute difficulté. Or cela n'a nullement été nécessaire car le plein a été fait sans difficulté par les Syriens. Avec facture adressée à Air-France. En toute normalité. En toute légalité. et en conclusion de diligences effectuées en toute humanité.
    Ajouté le 17 août 2012 à 16h10
  • Jacobin75
    ils peuvent dire merci à la Syrie
    les autorités syriennes ont accepté de fournir du carburant à cet avion après l'avoir accepté sur leur sol, malgré le déluge incessant des critiques que notre pays (ou plutôt, le gouvernement de notre pays) adresse au gouvernement syrien. Si les passagers à bord pensaient pouvoir observer le dispositif militaire syrien mis en place à l'aéroport de Damas et le raconter en détail à leur retour à Paris, c'est raté ; en tout cas cela prouve que la Syrie n'est pas à feu et à sang comme certains en Occident essayent de le faire croire, et que les officiels syriens savent se montrer fair-play envers un pays qui pourtant, n'arrête pas de les vilipender...
    Ajouté le 17 août 2012 à 15h54

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