20 janvier 2012 - 7 réactions
Lire également
> Le témoignage de notre reporter Hervé Chambonnière sur la province de Kapisa
> Dossier : une semaine avec les soldats bretons dans la province de Kapisa
> Tous nos articles sur l'Afghanistan
21H05. Hillary Clinton ne croit pas que Paris va accélérer le retrait de ses troupes
La secrétaire d'Etat américaine a déclaré n'avoir "aucune raison de penser" que la France allait accélérer le retrait de ses soldats d'Afghanistan. "Nous sommes en contact étroit avec nos collègues français et nous n'avons aucune raison de penser que la France ne va pas continuer à faire partie du délicat processus de transition en Afghanistan".
20H50. Eva Joly : "Le retrait ne doit pas se faire dans n'importe quelles conditions"
"Je souhaite que l'ensemble de notre contingent militaire regagne la France le plus rapidement possible. Mais ce retrait ne doit pas se faire dans n'importe quelles conditions et, pour tenter de restaurer la stabilité dans l'ensemble de la région, je propose que la France, dès 2012, organise, avec ses partenaires européens, dans le cadre des Nations unies, une grande conférence internationale sur l'avenir de l'Afghanistan, avec l'ensemble des pays voisins et partenaires", a fait savoir la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle.
19H35. François Chérèque : "Il faut arrêter, la France a échoué"
"D'abord, je pense aux familles des soldats, a déclaré le secrétaire général de la CFDT sur Europe 1. Maintenant, il faut arrêter, il faut en tirer les leçons. La France a échoué, les Etats-Unis et la France ont échoué. Maintenant, il faut trouver une solution pour sortir au plus vite d'une guerre qui n'a plus de sens".
19H30. Marine Le Pen : "Il ne fallait pas y aller"
"La classe politique toute entière a voté pour l'envoi et le maintien des troupes en Afghanistan (...). M. Bayrou était pour, M. Sarkozy évidemment était pour, M. Hollande et le Parti socialiste étaient pour. (...) Ils veulent un retrait anticipé, mais pourquoi un retrait anticipé ? Pourquoi pas tout de suite ? Puisque manifestement, tout cela n'a pas servi à grand-chose(...). Il ne fallait pas y aller et il faut maintenant en partir le plus rapidement possible pour arrêter de multiplier les morts", a indiqué la candidate frontiste à l'Elysée.
17H05. L'unité frappée relève de deux régiments
L'unité touchée par les tirs, qui ont coûté la vie à quatre soldats, appartient "au régiment de génie de Saint-Christol(Vaucluse) de la Légion étrangère et au 93e Régiment d'infanterie de montagne" de Varces (Isère), a précisé Gérard Longuet, ministre de la Défense.
15H45. Mélenchon : "La France n'a rien à faire dans cette guerre américaine"
"Ce drame souligne plus que jamais l'absurdité de la situation. La France n'a rien à faire dans cette guerre américaine. Nos soldats doivent quitter immédiatement l'Afghanistan. Les gesticulations de Nicolas Sarkozy sont pitoyables. D'abord partisan de cette guerre, Nicolas Sarkozy a ensuite, en 2007, promis le retrait des troupes. Aujourd'hui, voilà qu'il hésite. Ce cynisme doit cesser", a indiqué le candidat du Front de Gauche à la présidentielle.
15H30. Les talibans saluent le "soldat afghan patriote"
Les talibans ont salué le geste du "soldat afghan patriote", qui a tué quatre soldats français et blessé une quinzaine d'autres, une attaque que les rebelles n'ont, contrairement à leur habitude, pas revendiquée. "Il y a encore des soldats afghans patriotes", des "soldats courageux" qui "continuent de garder leur foi en l'honneur afghan et islamique", a déclaré Zabiullah Mujahid, l'un des porte-parole des talibans, sur le site "Voice of Jihad", l'un des outils de communication des rebelles.
14H20. "Quatre morts et une quinzaine de blessés, dont huit grièvement" : le bilan s'alourdit
Le bilan de la tuerie s'élève à quatre tués et "une quinzaine de blessés, dont huit grièvement", selon le ministère de la Défense.
13H35. Les soldats français tués sortaient d'un entraînement sportif
Les soldats français tués ce vendredi par un homme vêtu d'un uniforme afghan ont été attaqués alors qu'ils terminaient une séance d'entraînement sportif, a indiqué une source sécuritaire. "Les Français étaient en train de terminer leur séance de sport à
l'intérieur" d'une enceinte militaire, située dans le sud de la zone contrôlée par l'armée française et où ne se trouvaient que des coopérants afghans et des formateurs français, a expliqué cette source. "Les soldats n'étaient pas protégés. Ils ne pouvaient pas se défendre. Lui a tiré dans le groupe. Puis ils l'ont neutralisé ", a poursuivi cette source, sans donner plus de détails sur l'assaillant.
13H30. Les soldats français "n'étaient pas armés"
Les quatre soldats français abattus vendredi par un soldat de l'armée afghane dans l'est de l'Afghanistan "n'étaient pas armés" et ont été "proprement assassinés", a déclaré le ministre français de la Défense, Gérard Longuet. "On ne sait pas pour l'instant si c'est un taliban infiltré ou si c'est quelqu'un qui a décidé (de son geste) pour des décisions que nous ne maîtrisons pas", a déclaré le ministre sur la chaîne de télévision France 2.
13H20. François Fillon : un "coup dur" qui "serre le coeur"
Ln déplacement en Moselle, le Premier ministre, François Fillon, a estimé que la mort des quatre soldats français en Afghanistan constituait un "coup dur qui ne peut que serrer le coeur de tous les Français". "Mais je sais aussi que la volonté de servir de nos combattants est toujours intacte", a ajouté le Premier ministre. "Leur bravoure est grande et leur professionnalisme est reconnu, c'est la raison pour laquelle nos adversaires usent de méthodes aussi basses et aussi ignobles", a ajouté M. Fillon en marge d'un déplacement à Sarrebourg. Il a ensuite demandé que soit respectée une minute de silence, avant de prononcer un discours.
13H. Le président afghan présente ses condoléances à la France
Le président afghan Hamid Karzaï a présenté ses condoléances au "peuple français" après l'attaque d'un militaire afghan, qui a tué 4 soldats français et en a blessé de huit à 16 autres. "Le président est attristé par cet incident et exprime sa sympathie profonde et ses condoléances au peuple français et aux familles des victimes", a-t-il indiqué dans un communiqué, ajoutant que "la France avait apporté une aide considérable" à l'Afghanistan ces "dix dernières années" et que "les relations entre les deux pays avaient toujours été basées sur l'honnêteté".
12H45. Alain Juppé demande des "assurances crédibles" sur le recrutement des soldats afghans
La France demande à l'armée afghane des "assurances crédibles" sur le recrutement de ses soldats, sans quoi les troupes
françaises se retireront d'Afghanistan de manière anticipée, a prévenu vendredi le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé. S'il n'y a pas les "assurances crédibles que nos propres soldats ont les conditions de sécurité suffisantes alors nous en tirerons les conséquences", a déclaré M. Juppé, "y compris l'accélération du retrait complet de notre contingent prévu à la fin de l'année 2013", a-t-il dit.
12H40. Gérard Longuet : "Une tragédie, un assassinat"
"C'est une tragédie qui s'apparente à un assassinat", a déclaré le ministre de la Défense, en précisant que les événements s'étaient produits dans la base de Gwam, dans le nord-est du pays. "C'est dans le cadre d'un entraînement à l'intérieur de la base qu'un tireur a abattu, assassiné quatre de nos soldats dans des conditions qui sont inacceptables", a poursuivi le ministre. "Nos troupes de Gwam étaient en support et en soutien à l'armée afghane. Nous n'assumons que des missons de soutien", a-t-il encore dit. Réclamant une "enquête immédiate", le ministre a indiqué qu'il présenterait ses "préconisations" à Nicolas Sarkozy à son retour d'Afghanistan, où il compte se rendre dans les prochaines heures.
12H30. Hollande réaffirme sa "volonté de retirer nos forces d'Afghanistan d'ici fin 2012"
Réagissant à l'attentat qui a fait, ce matin, quatre morts parmi les forces françaises présentes en Afghanistan, François Hollande a réaffirmé sa "volonté de retirer nos forces d'Afghanistan, le plus rapidement possible, au plus tard à la fin de l'année 2012". Ce retrait doit se faire "en concertation avec nos alliés", a ajouté le candidat PS à la présidentielle, avant d'adresser toutes ses "pensées" aux "familles" et aux "proches" des quatre soldats français tués et des huit autres blessés.
12H10. Un "jour très triste" pour les troupes de l'Otan
Le secrétaire général de l'Otan, Anders Fogh Rasmussen, a présenté vendredi ses condoléances à la France après la mort de quatre soldats français tués par un militaire afghan, estimant qu'il s'agissait d'un "jour très triste" pour les troupes de l'Otan. "C'est un jour très triste pour nos troupes en Afghanistan et pour le peuple français. Je souhaite exprimer mes condoléances pour les quatre soldats français qui ont été tués aujourd'hui et ma sympathie à ceux qui ont été blessés", a déclaré M. Rasmussen dans un communiqué.
11H50. Gérard Longuet annonce "huit" soldats français parmi les 16 blessés, dont "un grave"
Le ministre de l'Intérieur, qui s'apprête à se rendre en Afghanistan, précise que huit des seize soldats blessés, ce vendredi matin, dans l'attentat commis dans la province de Kapisa sont français. L'un d'entre eux est d'ailleurs grièvement blessé. Le ministre était interrogé par des journalistes dans la cour de l'Elysée, à l'issue d'une cérémonie de voeux du président Nicolas Sarkozy. A la question de savoir si tous les blessés étaient de nationalité française, il a répondu : "Il y a huit blessés, dont un grave, le capitaine qui commandait le détachement".
11H. Gérard Longuet envoyé immédiatement en Afghanistan
Moins d'une heure après que l'information ne soit tombée, Nicolas Sarkozy, s'exprimant devant les diplomates venus lui présenter leurs voeux, indique que le ministre de la Défense Gérard Longuet serait "immédiatement" envoyé en Afghanistan pour faire le point de la situation.
10H50. La question d'un retour anticipé de l'armée française se pose
Dans la foulée de sa première annonce, le président de la République évoque la possibilité d'un retour anticipé des forces françaises présentes en Afghanistan, prévu initialement en 2013, voire 2014, au plus tard.
10H45. Nicolas Sarkozy confirme et prend aussitôt des mesures
Immédiatement après avoir confirmé la mort de quatre soldats français, Nicolas Sarkozy annonce que les opérations de formation et d'aide au combat de l'armée française sont suspendues.
10H. Quatre morts, seize blessés dans un attentat
"Un homme portant un uniforme afghan a ouvert le feu sur les Français, quatre ont été tués et 16 blessés dans le district de Tagab, dans la province de Kapisa" (dont l'armée française a la charge et où étaient retenus en otages les journalistes Hervé Ghesquière et Stéphane Taponier), a indiqué un responsable des forces de sécurité afghanes qui a requis l'anonymat.
Un peu plus tôt, la force internationale de l'Otan (Isaf) avait indiqué dans un communiqué que quatre de ses soldats avaient été tués par un militaire afghan, sans préciser leur nationalité. "Le tireur présumé a été appréhendé", a ajouté l'Isaf.
L'attaque s'est produite vers 8 h 30 locales, (3h30 GMT), selon la source afghane. Le périmètre de la base française de Tagab a depuis lors été circonscrit par l'armée française, et interdite d'accès aux forces de l'ordre afghanes, a indiqué une autre source sécuritaire.
Le 29 décembre, deux légionnaires français avaient été abattus délibérément par un soldat de l'Armée nationale afghane (ANA) dont ils assuraient la formation dans la province de Kapisa, au nord-est de Kaboul, région très infiltrée par la rébellion des talibans où se trouve la vallée de Tagab.
82 Français morts en Afghanistan depuis 2001
Les quatre soldats décédés vendredi portent à 82 le nombre de militaires français tombés en Afghanistan depuis le début du déploiement de la force internationale fin 2001.
La France compte actuellement 3.600 soldats dans le pays, après le retrait de 400 de ses militaires depuis le mois d'octobre.
Les forces françaises ont enregistré en 2011 leurs plus lourdes pertes depuis le début du conflit, avec 26 soldats tués en opérations, dont cinq dans un attentat suicide le 13 juillet.
Après la décision annoncée fin novembre par le président afghan Hamid Karzaï de transférer aux forces afghanes la responsabilité de la sécurité du district de Surobi (est de Kaboul), les Français concentrent leurs efforts en Kapisa, où ils ont subi la totalité de leurs pertes de 2011. Ils sont fortement impliqués dans la formation de l'armée afghane, qui doit prendre le relais de l'Otan après le départ de la force internationale, programmée pour 2014.
Pour la première fois depuis huit ans, le nombre de soldats de l'Otan tués en Afghanistan a diminué d'une année sur l'autre, passant de 711 en 2010 - l'année la plus sanglante pour les troupes étrangères - 566 en 2011.
23 février 2012 à 08h06 - 1 réaction(s)
23 février 2012
23 février 2012
