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Afghanistan. La tuerie : une risposte aux soldats US urinant sur des cadavres afghans

22 janvier 2012

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L'avion du ministre de la Défense Gérard Longuet -à bord duquel ont pris place les cercueils des 4 soldats  victimes vendredi de l'attaque d'un soldat l'avion afghan - se posera ce soir à Paris. Alors qu'Hillary Clinton et son homologue français Alain Juppé se sont entendus hier pour poursuivre la mission internationale en Afghanistan, la famille d'un des soldats tués accuse et exige le retrait des troupes. On en sait désormais plus sur les motivations du tireur. [Vidéo]

La presse unanime pour quitter "le bourbier afghan"
Hollande favorable à un retrait dès 2012
Pour qui, pourquoi ces braves sont ils morts ?

16H55. Le soldat afghan dit avoir tué les Français à cause de la vidéo US
C'est la vidéo montrant des soldats américains en train d'uriner sur des cadavres d'Afghans qui a été servi de déclencheur au drame qui touche le contingent français en Afghanistan.  "C'était un vrai soldat, enregistré. Pendant ses premiers interrogatoires par des soldats français, il leur a dit qu'il avait tiré sur leurs compatriotes, à cause de la vidéo sur laquelle des soldats américains urinaient sur des cadavres", a indiqué l'une de ces sources.

12H35.  Les honneurs militaires aux quatre soldats français
Les honneurs leur ont été rendus ce matin sous la neige avant que les cercueils des défunts ne soient embarqués dans
l'avion du ministre de la Défense Gérard Longuet pour arriver en soirée à Paris. La cérémonie s'est déroulée sous très haute sécurité, à 13H00 locale (08H30 GMT) à l'aéroport militaire de Kaboul (Kaia).

12H30. La famille d'un soldat tué demande le retrait des troupes
 "Je voudrais lui (Nicolas Sarkozy) demander de faire rentrer tous les soldats français encore présents en Afghanistan. Il ne peut pas les laisser là-bas. Nos militaires n'ont rien à y faire", a déclaré dimanche au Parisien Jessica Panchevre, compagne du brigadier-chef Geoffrey Baumela, ce soldat du 93é régiment d'artillerie qui devait revenir en France d'ici trois semaines.  "Ils n'ont qu'à laisser les Afghans se débrouiller entre eux. On y va pour les aider, former leurs militaires et finalement, cela se retourne contre nous.  Il ne faut plus qu'il y ait de perte de soldats français là-bas", poursuit la jeune femme de 26 ans, qui a eu avec son compagnon une fille, âgée de 14 mois.
 "Qu'ils reviennent tous auprès de leur famille (...). Qu'ils rendent les pères à leurs enfants, à ceux qui ont encore la chance
d'avoir un père", a demandé la jeune femme sur Europe 1.  Alison, la soeur du militaire, a expliqué àRTL avoir un sentiment de "haine", notamment contre Nicolas Sarkozy qu'elle tient pour responsable du décès de son frère.  "Je veux lui dire qu'il enlève toutes les troupes et que c'est de sa faute si mon frère est décédé", a-t-elle dit.

07H00. Clinton et Juppé d'accord pour poursuivre la mission
La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton et son homologue français Alain Juppé sont tombés d'accord samedi pour
"travailler ensemble" afin d'assurer la poursuite de la mission internationale en Afghanistan, a indiqué le département d'Etat.  Lors d'une discussion avec le ministre français des Affaires étrangères, Mme Clinton a présenté ses condoléances pour la mort de quatre soldats français vendredi en Afghanistan, qui a amené le président Nicolas Sarkozy à s'interroger sur un retour anticipé du contingent. 

SAMEDI 20 JANVIER
16H30. Un "taliban infiltré depuis longtemps" responsable de la mort des soldats français
Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet, a indiqué samedi que le soldat afghan qui a tué quatre militaires français vendredi en Afghanistan était "un taliban manifestement infiltré depuis longtemps" dans les rangs de l'armée afghane. "Le général Nazar nous a expliqué" qui était l'homme qui a tiré sur les soldats français, "manifestement un taliban infiltré depuis longtemps", a
déclaré le ministre sur la base de Surobi (est) à l'issue d'un entretien avec le commandant de la 3e brigade de l'armée afghane, dont dépend l'unité basée à Gwan où le tireur a ouvert le feu sur les militaires français.

14H00. L'opération d'évacuation des blessés est en cours

13H53. Les quatre soldats tués étaient tous pères de famille
Les trois tués de Varces sont l'adjudant-chef Fabien Willm, 43 ans, père d'un enfant, l'adjudant-chef Denis Estin, 45 ans,
père de deux enfants, et le brigadier-chef Geoffrey Baumela, 27 ans, père d'un enfant. Le quatrième tué, le sergent-chef
Svilen Simeonov, 34 ans, père d'un enfant, était quant à lui au 2e Régiment étranger de génie de Saint-Christol, dans le
Vaucluse

13H50. Soldats tués en Afghanistan: attention aux enfants des militaires encore sur place
"Il va falloir veiller aux comportements des enfants dont le père est encore en Afghanistan et qui ont été perturbés par ce
qui s'est passé. Nous serons très attentifs à eux", témoigne aujourd'hui Jean-Jacques Bellet, maire de cette commune
de 6.600 habitants où est implantée depuis 40 ans la caserne du 93e Régiment d'artillerie de montagne (RAM) et qui héberge 200 militaires. Une centaine de militaires du 93e Ram sont toujours en Afghanistan :  "Forcément, les familles dont les militaires sont encore sur place sont inquiètes et se posent beaucoup de questions", a-t-il ajouté, décrivant une "ville abasourdie et très affectée par la nouvelle" de la mort de ces "Varçois à part entière".
.

9H15. La mission des soldats français reste la même
Le ministre français de la Défense, Gérard Longuet :  "Nous devons engager une réflexion pour appuyer un travail qui est une réussite. Tout l'enjeu de cette visite est d'évaluer l'attitude que nos responsables doivent prendre. La mission est
exactement la même, faire émerger une force stable", "pour transmettre le relais" aux Afghans. Interrogé sur un éventuel retrait anticipé des troupes françaises, évoqué vendredi par le président français Nicolas Sarkozy, M. Longuet a répondu: "J'en parlerai avec le président de la République. C'est mon seul patron".

8H00. Les condoléances de la Maison Blanche
La maison Blanche a exprimé cette nuit ses condoléances après l'attaque qui a coûté la vie à quatre soldats français en Afghanistan, mais a refusé de commenter la possibilité d'un retrait anticipé des forces françaises déployées dans ce pays.
 "Les Français sont dans nos pensées et nos prières", a déclaré le porte-parole du président Barack Obama, Jay
Carney, en qualifiant Paris de "membre éminent de la mission de l'Otan" en Afghanistan.

5H00. Arrivée de Gérard Longuet à l'aéroport militaire de Kaboul
C'est de ce même tarmac que décollera l'avion sanitaire chargé du rapatriement des 12 blessés, dont 5 graves, vers la France. Le bilan risque de s'alourdir :  "Le pronostic vital est engagé pour un certain nombre d'entre eux. Un soldat est très gravement blessé. Son pronostic vital est engagé à court terme", observe un médecin militaire français. A Varces, cette bourgade d'Isère sont sont originaires les soldats du 93è régiment d'artillerie de montage, une grande détresse s'est saisie du quartier De Reyniès, souligne ce matin notre confrère Le Dauphiné.

Evaluer la dangerosité de la mission
Cet après-midi et demain, Gérard Longuet doit rencontrer le président afghan Hamid Karzaï ainsi que ses ministres de la
Défense et de l'Intérieur, le général John Allen, commandant de l'Isaf, le bras armé de l'Otan en Afghanistan, et le général
Olivier de Bavinchove, chef d'état-major de l'Isaf. Le chef d'état-major des armées françaises, l'amiral Edouard Guillaud est également présent. Il est chargé d'évaluer la dangerosité de la mission des soldats français en Afghanistan. Pour qui, pourquoi ces soldats sont-ils morts? Le débat est relancé en France.

Un lourd tribut
La France compte actuellement 3.600 soldats en Afghanistan. Les pertes ont été lourdes ces derniers mois pour l'armée française, déjà frappée par une attaque similaire le 29décembre. Deux légionnaires ont été abattus par un soldat de l'Armée nationale afghane (ANA) dont ils assuraient également la formation en Kapisa. Quelque 82 soldats français sont tombés en Afghanistan depuis le début du déploiement de la force internationale, fin 2001. Le retrait des troupes a, en fait, débuté en octobre2011, avec le retour en France de 400 militaires, et devait se poursuivre avec le départ de 600 soldats supplémentaires en 2012. Sur le terrain, les officiers français mettent habituellement en garde contre un retrait précipité, qui, au-delà d'un constat d'échec, pourrait s'avérer particulièrement risqué pour les forces françaises confrontées dans l'est du pays à une forte opposition des insurgés. La coalition internationale compte encore quelque 130.000 soldats en Afghanistan, dont 90.000 Américains. [Plus d'infos avec casualties.org]

  • La rédaction Web avec AFP

Etes-vous favorable à un retrait anticipé des troupes d'Afghanistan?

 
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