30 octobre 2009 à 13h41
Le président du sénat Gérard Larcher et les présidents des groupes UMP, PS et Centriste ont effectué un séjour de trois jours à Kaboul (Afghanistan). Plusieurs tirsont frappé leur hôtel et les ont frôlé pendant un de leurs trajets. Des tirs intentionnels visant des politiques français ? Le sénateur de l'Ariège Jean-Pierre Bel était du voyage. Interrogé par La Dépêche, il dit ignorer l'intention des tireurs, mais s'étonne de la coïncidence en période préélectorale.
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"Des tirs de roquettes ont frappé l'hôtel Serena où nous étions accueillis. Le premier a atterri sur le toit de l'hôtel, le second dans la rue, à l'endroit où nous étions garés, quelques minutes après notre départ. Nous avons essuyé un nouveau tir un peu plus tard, pendant le trajet vers l'ambassade de France", a confié à La Dépêche, Jean-Pierre Bel, président du groupe PS, qui vient tout juste de rentrer d'Afghanistan.
Il était en mission avec le président de la chambre haute, Gérard Larcher, et deux autres président de groupe. Le but était de rencontrer les troupes françaises et les candidats à l'élection afghane.
"Je ne peux pas affirmer que la délégation française était visée"
Ces tirs visaient-ils particulièrement les politiques français ? "Je ne peux pas l'affirmer que la délégation française était clairement visée, mais c'était la plus importante, à l'hôtel Serena", explique Jean-Pierre Bel. "Avant le deuxième tour des élections le 7 novembre, les talibans font tout pour déstabiliser, tous les symboles sont bons", a-t-il précisé à l'AFP.
Le Parisien rappelle que cette attaque a eu lieu le même jour que l'attentat qui a fait au moins huit victimes dans une maison d'hôtes des employés de l'ONU.
