3 novembre 2009
Les autorités électorales afghanes ont déclaré, hier, le chef de l'Etat sortant Hamid Karzaï vainqueur de l'élection présidentielle.
Virtuellement assuré de conserver son mandat de président après l'annonce du retrait de son adversaire Abdullah Abdullah du second tour de la présidentielle, Hamid Karzaï est l'ancien protégé de l'Occident, tombé en disgrâce en raison d'un bilan très controversé. Porté au pouvoir par les puissance occidentales fin 2001, après la chute des talibans, Karzaï, bientôt 52 ans, a été contraint par celles-ci d'accepter un second tour à la présidentielle, après la révélation de fraudes massives en sa faveur, entraînant l'annulation de près d'un quart des bulletins de vote. Le retrait d'Abdullah fragilise encore la légitimité du président sortant.
Un leader tribal
Rentré clandestinement en Afghanistan en octobre2001, Hamid Karzaï, pachtoune du clan des Popalzaï, avait été, après la chute des talibans, désigné président en décembre à la conférence de Bonn, chargée de constituer un gouvernement «intérimaire» protégé par les Occidentaux. Confirmé en juin2002 par une Loya Jirga (grand conseil tribal), il avait remporté, fin 2004, la première présidentielle au suffrage universel direct de l'histoire du pays avec 55,4% des suffrages.
